"Les nouveaux variants soulèvent une grande inquiétude, mais notre politique doit être basée sur des conclusions scientifiques. Maintenant que nous sommes en pleine campagne de vaccination, nous devons cartographier l'évolution du virus pour maîtriser la pression sur nos institutions de soins", a expliqué le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever (N-VA).
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"Les nouveaux variants soulèvent une grande inquiétude, mais notre politique doit être basée sur des conclusions scientifiques. Maintenant que nous sommes en pleine campagne de vaccination, nous devons cartographier l'évolution du virus pour maîtriser la pression sur nos institutions de soins", a expliqué le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever (N-VA).De Wever est particulièrement inquiet par le variant britannique. Il constate que les membres de la communauté juive anversoise se rendent fréquemment à Londres. "Ce n'est pas illogique, si l'on parle de variant britannique, que l'on prenne un échantillon dans des quartiers où on va peut-être en trouver. L'idée est de savoir où en est la situation afin de prendre les mesures adaptées", avait-il expliqué à la VRT.Ce week-end, peu d'habitants se sont pourtant rendus au village de test Spoor Oost. Seuls un quart des habitants invités à se faire tester ont répondu à l'appel, estime Jan Stroobants, chefs des soins intensifs de l'hôpital ZNA Middelheim. "Il y en a beaucoup moins que ce qu'on espérait", déclare-t-il au quotidien Het Nieuwsblad."Quelles sont les raisons ? C'est difficile à dire. On sent qu'un certain nombre de membres de la communauté juive placent la religion au-dessus du sens civique. A l'inverse, d'utres disent explicitement 'faites-vous tester'. Y compris des rabbins", déclare Fons Duchateau, échevin anversois des soins de santé (N-VA) au Morgen. Selon lui, l'hôpital Sint-Vincentius, situé au plein coeur du quartier juif, est saturé.SabbatSamuel Markowitz, conseiller du district d'Anvers (Open VLD), estime que le sabbat, le jour de repos que doivent observer les Juifs, joue un rôle. "Il est logique que samedi il n'y ait pas eu de Juifs au village de test. On ne verra personne monter dans sa voiture ou sauter sur son vélo un samedi. Le bourgmestre [NDLR : Bart De Wever], avec qui la communauté juive travaille en bonne entente, le sait. Il aurait mieux fait de dire : restez en sécurité chez vous samedi, et faites-vous tester dimanche ou lundi sans faute. Attendons lundi soir pour faire le bilan" déclare-t-il au Nieuwsblad.Le conseiller rappelle qu'il s'agit d'une mesure préventive, et non d'une obligation. Et rappelle que veiller à sa santé et à celle de ses proches est un pilier de la religion juive. "Croyez-moi, il ne s'agit pas d'indifférence", conclut-il. Par ailleurs, samedi, la police anversoise a dû interrompre deux réunions dans une synagogue, écrit De Morgen. Lors de la première intervention, la police y a trouvé 37 adultes. La seconde fois, vingt personnes et quelques enfants étaient présents. En décembre, elle avait dû interrompre une célébration rassemblant 77 personnes dans la même synagogue.Lire aussi: Covid: les cultes veulent pouvoir accueillir plus de 15 fidèlesLe bourgmestre Bart De Wever menace de fermer la synagogue concernée. "Je n'aurais jamais imaginé que je serais le bourgmestre qui fermerait encore les synagogues au 21e siècle : j'imaginais mon mayorat différemment", regrette-t-il sur les ondes d'ATV. "Mais c'est ce quoi vers nous allons, et c'est dramatique. C'est extrêmement regrettable. La communauté juive doit réaliser une chose : ils sont dans leur propre logique, mais je vois les répercussions dans ma boîte aux lettres électronique, et c'est effrayant. Si l'on veut vraiment une vague d'antisémitisme, continuons comme ça".