Le plaidoyer du président de la N-VA dans un long entretien accordé à Trends Talk a de quoi surprendre puisque rejoindre les Pays-Bas ne fait pas partie du programme de la N-VA. Pourtant c'est un rêve que Bart De Wever caresse depuis longtemps. "Jeune homme, en 1993, j'étais déjà co-organisateur d'un congrès étudiant sur les Grands Pays-Bas. Je n'ai jamais abandonné le rêve, qu'un jour, tous les néerlandophones vivent à nouveau ensemble. Ensemble, ils constitueraient l'une des économies les plus fortes du monde. Les ports d'Anvers et de Rotterdam pourraient fusionner pour devenir la porte d'entrée de l'économie du nord-ouest de l'Europe. Ce serait fantastique. Bien sûr, je sais que la population n'est pas encore mentalement prête pour cela et que ce n'est pas pour demain".

Pas de la science-fiction politique

Tout au long de l'histoire, les appels à la restauration de l'unité politique de la Flandre et des Pays-Bas furent nombreux. Les grands Pays-Bas s'inspirent du Royaume-Uni entre 1815 et 1830 et des Dix-sept Provinces au XVIe siècle. Il vise un État néerlandophone unitaire ou confédéral. En juin, De Wever lançait par ailleurs un vibrant appel au Premier ministre néerlandais Marc Rutte en ce sens : "Nous devons nous efforcer de défaire ce qui s'est passé en 1585" (En 1585, la chute d'Anvers annonce la séparation des Pays-Bas). Dans Trends Talk, De Wever ne considère pas une confédération des anciennes Dix-sept Provinces comme de la science-fiction politique : "Les choses impensables deviennent parfois concevables beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez. Dans les années 1960, le fédéralisme était impensable en Belgique. Dans les années 1970, c'était une réalité. Le confédéralisme est encore difficile à imaginer aujourd'hui en Wallonie, mais je pense qu'il sera une réalité demain. Et donc une confédération des Pays-Bas, soit le retour des Dix-sept Provinces qui travailleraient concrètement ensemble dans de nombreux domaines n'a rien d'une utopie. Alors peut-être que pas demain, mais après-demain cela deviendra une réalité. Si je pouvais mourir en Hollandais du Sud, je mourrais plus heureux qu'en Belge.

Le plaidoyer du président de la N-VA dans un long entretien accordé à Trends Talk a de quoi surprendre puisque rejoindre les Pays-Bas ne fait pas partie du programme de la N-VA. Pourtant c'est un rêve que Bart De Wever caresse depuis longtemps. "Jeune homme, en 1993, j'étais déjà co-organisateur d'un congrès étudiant sur les Grands Pays-Bas. Je n'ai jamais abandonné le rêve, qu'un jour, tous les néerlandophones vivent à nouveau ensemble. Ensemble, ils constitueraient l'une des économies les plus fortes du monde. Les ports d'Anvers et de Rotterdam pourraient fusionner pour devenir la porte d'entrée de l'économie du nord-ouest de l'Europe. Ce serait fantastique. Bien sûr, je sais que la population n'est pas encore mentalement prête pour cela et que ce n'est pas pour demain".Pas de la science-fiction politiqueTout au long de l'histoire, les appels à la restauration de l'unité politique de la Flandre et des Pays-Bas furent nombreux. Les grands Pays-Bas s'inspirent du Royaume-Uni entre 1815 et 1830 et des Dix-sept Provinces au XVIe siècle. Il vise un État néerlandophone unitaire ou confédéral. En juin, De Wever lançait par ailleurs un vibrant appel au Premier ministre néerlandais Marc Rutte en ce sens : "Nous devons nous efforcer de défaire ce qui s'est passé en 1585" (En 1585, la chute d'Anvers annonce la séparation des Pays-Bas). Dans Trends Talk, De Wever ne considère pas une confédération des anciennes Dix-sept Provinces comme de la science-fiction politique : "Les choses impensables deviennent parfois concevables beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez. Dans les années 1960, le fédéralisme était impensable en Belgique. Dans les années 1970, c'était une réalité. Le confédéralisme est encore difficile à imaginer aujourd'hui en Wallonie, mais je pense qu'il sera une réalité demain. Et donc une confédération des Pays-Bas, soit le retour des Dix-sept Provinces qui travailleraient concrètement ensemble dans de nombreux domaines n'a rien d'une utopie. Alors peut-être que pas demain, mais après-demain cela deviendra une réalité. Si je pouvais mourir en Hollandais du Sud, je mourrais plus heureux qu'en Belge.