Le parquet de Bruxelles n'étant que l'exécutant d'un devoir d'enquête demandé par l'Allemagne, il n'a pas détaillé la nature des saisies effectuées.

Il n'y a pas d'information judiciaire ouverte à l'heure actuelle contre M. Destexhe au niveau du parquet de Bruxelles, a précisé sa porte-parole.

Le procureur du Roi de Bruxelles avait cependant ouvert en 2017 une information judiciaire dans le cadre du financement d'une ASBL administrée par deux députés libéraux, Alain Destexhe et Stef Goris, et qui aurait été financée par des fonds azéris depuis l'Allemagne.

Selon les accusations avancées, l'ASBL EAEO avait pour mission de délivrer des informations positives au sujet des élections en Azerbaïdjan, contre rémunération.

L'information judiciaire a été classée sans suite en décembre 2018 pour cause de charges insuffisantes.

Il s'agit d'une enquête européenne menée depuis l'Allemagne et pour laquelle d'autres perquisitions sont menées par ailleurs.

Le Conseil de l'Europe a décidé en juin 2018 d'exclure "à vie" 14 anciens membres - dont les Belges Alain Destexhe et Stef Goris - de son assemblée parlementaire, mis en cause dans un vaste scandale de corruption au profit de l'Azerbaïdjan pour des faits remontant à 2013. L'Assemblée reprochait à ces parlementaires, cités dans un rapport d'enquête sur des allégations de corruption, d'avoir enfreint le "code de conduite" de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). La décision s'appuyait sur les conclusions d'une commission créée après les allégations de corruption révélées par une ONG allemande ESI.

Dès 2018, Alain Destexhe réfutait ces allégations. "Le groupe d'enquête ne retient pas les accusations de corruption à mon égard. Le rapport des trois ex-juges retient un non-respect du Code de conduite de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dont je ne fais plus partie, sur la seule base de mon appartenance à l'ONG EAEO (European Academy for Election Observations) dont je rappelle que j'avais démissionné dès mon entrée au Conseil de l'Europe", avait-il souligné en avril de cette année-là.

Dans ses conclusions, le groupe d'enquête estimait toutefois qu'en s'abstenant de déclarer ses liens avec l'EAEO et les conflits d'intérêts potentiels, réels ou apparents dans des affaires concernant l'Azerbaïdjan, et en agissant en tant que rapporteur indépendamment de l'existence d'un tel conflit d'intérêts, M. Destexhe a enfreint le paragraphe 1.1.1 du Code de conduite des rapporteurs de l'Assemblée parlementaire.

Selon De Tijd, l'ex-député Stef Goris aurait également reçu la visite d'enquêteurs. L'information n'a toutefois pas pu être confirmée vendredi soir, ni par le parquet fédéral, ni par le parquet de Louvain.

Le parquet de Bruxelles n'étant que l'exécutant d'un devoir d'enquête demandé par l'Allemagne, il n'a pas détaillé la nature des saisies effectuées. Il n'y a pas d'information judiciaire ouverte à l'heure actuelle contre M. Destexhe au niveau du parquet de Bruxelles, a précisé sa porte-parole. Le procureur du Roi de Bruxelles avait cependant ouvert en 2017 une information judiciaire dans le cadre du financement d'une ASBL administrée par deux députés libéraux, Alain Destexhe et Stef Goris, et qui aurait été financée par des fonds azéris depuis l'Allemagne. Selon les accusations avancées, l'ASBL EAEO avait pour mission de délivrer des informations positives au sujet des élections en Azerbaïdjan, contre rémunération. L'information judiciaire a été classée sans suite en décembre 2018 pour cause de charges insuffisantes. Il s'agit d'une enquête européenne menée depuis l'Allemagne et pour laquelle d'autres perquisitions sont menées par ailleurs. Le Conseil de l'Europe a décidé en juin 2018 d'exclure "à vie" 14 anciens membres - dont les Belges Alain Destexhe et Stef Goris - de son assemblée parlementaire, mis en cause dans un vaste scandale de corruption au profit de l'Azerbaïdjan pour des faits remontant à 2013. L'Assemblée reprochait à ces parlementaires, cités dans un rapport d'enquête sur des allégations de corruption, d'avoir enfreint le "code de conduite" de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). La décision s'appuyait sur les conclusions d'une commission créée après les allégations de corruption révélées par une ONG allemande ESI. Dès 2018, Alain Destexhe réfutait ces allégations. "Le groupe d'enquête ne retient pas les accusations de corruption à mon égard. Le rapport des trois ex-juges retient un non-respect du Code de conduite de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dont je ne fais plus partie, sur la seule base de mon appartenance à l'ONG EAEO (European Academy for Election Observations) dont je rappelle que j'avais démissionné dès mon entrée au Conseil de l'Europe", avait-il souligné en avril de cette année-là. Dans ses conclusions, le groupe d'enquête estimait toutefois qu'en s'abstenant de déclarer ses liens avec l'EAEO et les conflits d'intérêts potentiels, réels ou apparents dans des affaires concernant l'Azerbaïdjan, et en agissant en tant que rapporteur indépendamment de l'existence d'un tel conflit d'intérêts, M. Destexhe a enfreint le paragraphe 1.1.1 du Code de conduite des rapporteurs de l'Assemblée parlementaire. Selon De Tijd, l'ex-député Stef Goris aurait également reçu la visite d'enquêteurs. L'information n'a toutefois pas pu être confirmée vendredi soir, ni par le parquet fédéral, ni par le parquet de Louvain.