Le MR veut augmenter le salaire net des travailleurs de 1.000 euros par an, déclare jeudi le président du parti libéral et Premier ministre sortant, Charles Michel, dans les pages de L'Echo et de Sudpresse. Il entend créer 250.000 emplois en cinq ans.

Après avoir instauré une suppression des cotisations sociales pour le premier emploi, le MR propose d'étendre la mesure aux trois premiers emplois dans une entreprise. Cette idée permettrait de créer des "dizaines de milliers d'emplois". D'après les estimations du Bureau du plan, que l'Echo a obtenues, la réforme coûterait quelque 187 millions d'euros.

Le mouvement réformateur promet par ailleurs de rendre "au minimum 1.000 euros par an de salaire net supplémentaire" aux travailleurs en réduisant la pression fiscale sur le travail pour 10 milliards d'euros au cours de la prochaine législature.

Le parti propose de relever le niveau de revenu à partir duquel on paie des impôts (quotité exemptée de 13.500 euros pour environ 8.000 actuellement). Au passage, Charles Michel s'oppose à la suppression, voulue par les écologistes, de la voiture de société. "Que l'on réforme les voitures de société, ok, mais sans s'en prendre au pouvoir d'achat. Le MR soutient par ailleurs une dégressivité plus forte des allocations de chômage, couplée à un niveau plus élevé dans les premiers mois de chômage.

Ecolo veut octroyer un crédit d'impôt aux bas salaires

Ecolo lance, pour sa part, l'idée d'un crédit d'impôt pour les plus bas salaires. La mesure coûterait 1,68 milliard par an et le gain salarial moyen serait de 881 euros net par an, explique le député Ecolo Georges Gilkinet au Soir, jeudi.

Concrètement, ce crédit s'appliquerait de façon dégressive aux salaires allant jusqu'à 2.250 euros net mensuels. Ainsi, la personne percevant 1.562 euros bénéficierait d'un crédit mensuel de 225 euros net. Ce dernier descendrait à 170 euros pour une rémunération de 1.750 euros. Il serait de 115 euros pour un revenu de 2.000 euros. Et enfin de 60 euros pour une rétribution de 2.250 euros.

"Cela nous semble une manière plus juste et plus efficace d'agir par rapport à une baisse d'impôts", estime Georges Gilkinet. L'objectif mis en avant par Ecolo, c'est d'apporter une réponse rapide à la situation des travailleurs pauvres. Y compris un indépendant à titre principal sur cinq qui, selon un récent sondage réalisé par le Syndicat neutre des indépendants, gagne moins de 1.139 euros par mois. "C'est plus efficace que de relever la quotité exemptée d'impôts qui, elle, profite à tous les revenus", d'après le député fédéral.