La loi prévoit deux manières de donner une suite positive à ces dossiers: en donnant une instruction à la commune où la demande de regroupement est faite, ou en laissant s'écouler le délai.

Au cours de l'année 2018, le nombre de visas accordés de la seconde manière a été multiplié par quatre pour atteindre 311.

La Cour des comptes a épinglé dans un rapport une "évolution préoccupante" dans le chef de l'Office des étrangers. "Il s'agit en effet de demandes de regroupement familial que l'Office des étrangers n'a pas examinées avant la délivrance du visa", relève le rapport.

La ministre a contesté ce constat: "C'est exact que l'Office des étrangers -par manque de moyens, je ne l'ai jamais caché- à un moment donné a de plus en plus utilisé la deuxième option. Mais: cela s'est passé après un screening des dossiers, et seulement pour les dossiers où le screening a montré qu'un enquête n'était pas nécessaire", a expliqué Mme De Block en réponse à des questions de Dries Van Langenhove (VB), Michel De Maegd (MR) et Ben Segers (sp.a).

L'OE a consacré plus d'attention aux dossiers où il y avait une suspicion de fraude ou pour lesquels les conditions n'étaient pas remplies.

"Dire que des documents de séjour ont été délivrés sans aucun examen n'est donc pas correct", a ajouté la ministre.

Entretemps, la ministre dit avoir lancé 45 sélections de personnel afin de remplumer les effectifs de l'Office.

La Cour européenne de justice a par ailleurs jugé que cette deuxième option dans la législation belge n'était pas conforme au droit européen. La ministre a demandé à l'OE de lui fournir des propositions de modification de la loi.

La loi prévoit deux manières de donner une suite positive à ces dossiers: en donnant une instruction à la commune où la demande de regroupement est faite, ou en laissant s'écouler le délai. Au cours de l'année 2018, le nombre de visas accordés de la seconde manière a été multiplié par quatre pour atteindre 311. La Cour des comptes a épinglé dans un rapport une "évolution préoccupante" dans le chef de l'Office des étrangers. "Il s'agit en effet de demandes de regroupement familial que l'Office des étrangers n'a pas examinées avant la délivrance du visa", relève le rapport. La ministre a contesté ce constat: "C'est exact que l'Office des étrangers -par manque de moyens, je ne l'ai jamais caché- à un moment donné a de plus en plus utilisé la deuxième option. Mais: cela s'est passé après un screening des dossiers, et seulement pour les dossiers où le screening a montré qu'un enquête n'était pas nécessaire", a expliqué Mme De Block en réponse à des questions de Dries Van Langenhove (VB), Michel De Maegd (MR) et Ben Segers (sp.a). L'OE a consacré plus d'attention aux dossiers où il y avait une suspicion de fraude ou pour lesquels les conditions n'étaient pas remplies. "Dire que des documents de séjour ont été délivrés sans aucun examen n'est donc pas correct", a ajouté la ministre. Entretemps, la ministre dit avoir lancé 45 sélections de personnel afin de remplumer les effectifs de l'Office. La Cour européenne de justice a par ailleurs jugé que cette deuxième option dans la législation belge n'était pas conforme au droit européen. La ministre a demandé à l'OE de lui fournir des propositions de modification de la loi.