L'épreuve, qui sera organisée pour la première fois le 8 septembre prochain de manière centralisée, répond à l'ultimatum du fédéral qui menaçait la Fédération de ne plus octroyer de numéros Inami aux étudiants francophones en cours de formation si celle-ci ne prenait pas des mesures pour respecter le contingentement fédéral de praticiens décidé en 1996.

L'épreuve portera sur huit matières distinctes, rassemblées en deux parties distinctes.

La première évaluera les connaissances scientifiques (biologie, chimie, physique et mathématiques) des candidats, la seconde s'attachant à leurs capacités de communication, d'analyse critique, d'éthique et d'empathie, des aspects jugés importants pour l'exercice des professions de soins.

Pour réussir l'épreuve, les candidats devront obtenir une moyenne d'au moins 10 sur 20 pour chacune des deux parties, mais avec un minimum de 8 sur 20 pour chacune des huit matières évaluées.

"Ce dispositif n'est certainement pas idéal", a commenté le ministre Jean-Claude Marcourt, auteur du décret malgré son opposition de longue date à toute sélection à l'entrée des études. "C'est extrêmement cruel de jouer l'espoir d'une vie sur une seule journée".

Il a d'ailleurs laissé entendre mercredi que cette épreuve serait organisée deux fois à partir de 2018, la première en juillet, et l'autre en septembre, afin d'offrir plus de chances de succès aux candidats.

Dans la majorité, Benoît Drèze (cdH) a reconnu que la Fédération n'avait d'autre choix que de "s'incliner" devant la "prise d'otages" exercée par le gouvernement fédéral, dénonçant dans la foulée un contingentement "complètement dévoyé" vu l'importation massive de médecins étrangers pour pallier les pénuries constatées un peu partout au sud du pays.

Le texte a été approuvé par la majorité PS-cdH. L'opposition MR, pourtant favorable à l'examen d'entrée, s'est toutefois abstenue pour dénoncer l'absence d'année propédeutique afin d'aider les étudiants moins bien préparés à ces études exigeantes, a justifié Jacques Brotchi au nom des réformateurs.

Ecolo, Défi, le PTB ainsi que André-Pierre Puget (indépendant), ont tous voté contre.

Les Verts ont déposé en dernière minute deux amendements, dont un pour supprimer le principe de note d'exclusion à 8 sur 20, mais cet amendement, comme l'autre d'ailleurs, ont été rejetés.

Une vingtaine de membres de la Fédération des étudiants francophones (FEF), opposée à tout examen d'entrée, étaient présents mercredi en tribune.

En guise de protestation, ils ont placé un masque opératoire sur leur visage, mais sans provoquer d'incident.

Mardi, la FEF, la FGTB, la CNE, Médecins du Monde, la fédération hospitalière Santhea et la mutualité socialiste Solidaris, avaient appelé en "front commun" à sortir du contingentement fédéral, au profit de sous-quotas tenant comptes des pénuries par disciplines et zones géographiques.

"C'est la faillite totale du fédéralisme de coopération"

Avant l'adoption du texte, le ministre en charge de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) a dénoncé avec force mercredi l'indifférence et l'immobilisme du gouvernement fédéral quant à l'attribution de numéros Inami aux étudiants en médecine francophones actuellement en cours de formation.

Alors que la Fédération vient d'adopter l'examen d'entrée aux études de médecine exigé par le fédéral, celui-ci n'a de son côté toujours pas clarifié ses intentions pour assurer l'avenir professionnel à ces futurs diplômés francophones, a-t-il déploré.

Devant les députés réunis en séance plénière, M. Marcourt a dénoncé un gouvernement fédéral "qui s'assied sur les recommandations de la commission de planification" en matière de répartition des numéros Inami entre nord et sud du pays.

"Le fédéral a bidouillé le chiffres!", a-t-il accusé. "C'est la faillite totale du fédéralisme de coopération. C'est le fédéralisme de la prise d'otages!"

Le contingentement fédéral de praticiens, a-t-il poursuivi, génère une pénurie de médecins ou spécialistes dans plusieurs régions de Bruxelles et de Wallonie, contraignant certains patients à attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous.

"Ce n'est pas acceptable!", a martelé le ministre selon qui cette attitude de fédéral ne vise en réalité qu'à "fracturer la politique de santé entre ceux qui pourront payer cher pour avoir un rendez-vous chez un praticien déconventionné et ceux qui, vu leurs moyens modestes, n'auront d'autre possibilité que de faire la file".

L'épreuve, qui sera organisée pour la première fois le 8 septembre prochain de manière centralisée, répond à l'ultimatum du fédéral qui menaçait la Fédération de ne plus octroyer de numéros Inami aux étudiants francophones en cours de formation si celle-ci ne prenait pas des mesures pour respecter le contingentement fédéral de praticiens décidé en 1996. L'épreuve portera sur huit matières distinctes, rassemblées en deux parties distinctes. La première évaluera les connaissances scientifiques (biologie, chimie, physique et mathématiques) des candidats, la seconde s'attachant à leurs capacités de communication, d'analyse critique, d'éthique et d'empathie, des aspects jugés importants pour l'exercice des professions de soins. Pour réussir l'épreuve, les candidats devront obtenir une moyenne d'au moins 10 sur 20 pour chacune des deux parties, mais avec un minimum de 8 sur 20 pour chacune des huit matières évaluées. "Ce dispositif n'est certainement pas idéal", a commenté le ministre Jean-Claude Marcourt, auteur du décret malgré son opposition de longue date à toute sélection à l'entrée des études. "C'est extrêmement cruel de jouer l'espoir d'une vie sur une seule journée". Il a d'ailleurs laissé entendre mercredi que cette épreuve serait organisée deux fois à partir de 2018, la première en juillet, et l'autre en septembre, afin d'offrir plus de chances de succès aux candidats. Dans la majorité, Benoît Drèze (cdH) a reconnu que la Fédération n'avait d'autre choix que de "s'incliner" devant la "prise d'otages" exercée par le gouvernement fédéral, dénonçant dans la foulée un contingentement "complètement dévoyé" vu l'importation massive de médecins étrangers pour pallier les pénuries constatées un peu partout au sud du pays. Le texte a été approuvé par la majorité PS-cdH. L'opposition MR, pourtant favorable à l'examen d'entrée, s'est toutefois abstenue pour dénoncer l'absence d'année propédeutique afin d'aider les étudiants moins bien préparés à ces études exigeantes, a justifié Jacques Brotchi au nom des réformateurs. Ecolo, Défi, le PTB ainsi que André-Pierre Puget (indépendant), ont tous voté contre. Les Verts ont déposé en dernière minute deux amendements, dont un pour supprimer le principe de note d'exclusion à 8 sur 20, mais cet amendement, comme l'autre d'ailleurs, ont été rejetés. Une vingtaine de membres de la Fédération des étudiants francophones (FEF), opposée à tout examen d'entrée, étaient présents mercredi en tribune. En guise de protestation, ils ont placé un masque opératoire sur leur visage, mais sans provoquer d'incident. Mardi, la FEF, la FGTB, la CNE, Médecins du Monde, la fédération hospitalière Santhea et la mutualité socialiste Solidaris, avaient appelé en "front commun" à sortir du contingentement fédéral, au profit de sous-quotas tenant comptes des pénuries par disciplines et zones géographiques.Avant l'adoption du texte, le ministre en charge de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) a dénoncé avec force mercredi l'indifférence et l'immobilisme du gouvernement fédéral quant à l'attribution de numéros Inami aux étudiants en médecine francophones actuellement en cours de formation.Alors que la Fédération vient d'adopter l'examen d'entrée aux études de médecine exigé par le fédéral, celui-ci n'a de son côté toujours pas clarifié ses intentions pour assurer l'avenir professionnel à ces futurs diplômés francophones, a-t-il déploré. Devant les députés réunis en séance plénière, M. Marcourt a dénoncé un gouvernement fédéral "qui s'assied sur les recommandations de la commission de planification" en matière de répartition des numéros Inami entre nord et sud du pays. "Le fédéral a bidouillé le chiffres!", a-t-il accusé. "C'est la faillite totale du fédéralisme de coopération. C'est le fédéralisme de la prise d'otages!" Le contingentement fédéral de praticiens, a-t-il poursuivi, génère une pénurie de médecins ou spécialistes dans plusieurs régions de Bruxelles et de Wallonie, contraignant certains patients à attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous. "Ce n'est pas acceptable!", a martelé le ministre selon qui cette attitude de fédéral ne vise en réalité qu'à "fracturer la politique de santé entre ceux qui pourront payer cher pour avoir un rendez-vous chez un praticien déconventionné et ceux qui, vu leurs moyens modestes, n'auront d'autre possibilité que de faire la file".