Les effets bénéfiques de l'activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer, que ce soit pour la prévention des maladies ou leur traitement. S'il existe de nombreuses initiatives assurant sa promotion, celles-ci se heurtent pourtant à un frein majeur: le patient lui-même, qu'il convient de sortir d'un mode de vie sédentaire.

En tant qu'autorité reconnue par le patient, le médecin peut convaincre celui-ci de pratiquer une activité physique. Une recommandation orale est judicieuse, mais souvent insuffisante pour l'amener à bouger et à pratiquer dans la durée une activité physique adaptée à son profil.

D'où un appel à passer par une ordonnance. Cette pratique reste marginale en Belgique, qui en est encore à la phase d'expériences pilotes. La question du financement reste ouverte également. Dans son appel, le collectif plaide pour que les prochains gouvernements inscrivent à leur programme la pratique régulière d'une activité physique comme enjeu de santé publique.

Parmi les signataires, des personnalités politiques PS, MR, Écolo, CDH et Défi ; des responsables des mutualités chrétiennes, socialistes et libres ; le président du Conseil supérieur de la santé ; des académiques ; des médecins ; des professionnels de l'activité physique adaptée (APA) et des associations de malades chroniques.