Sur le plan du droit à la santé, Amnesty pointe plusieurs défaillances de l'Etat qui ont été mises au jour lors de l'éclatement de la pandémie. "Des violations du droit des résidents à la santé, à la vie et à la non-discrimination se sont produites du fait de manquements des pouvoirs publics: lacunes structurelles, absence d'attention prioritaire au début de la pandémie, non-accès aux hôpitaux, nombre insuffisant d'équipements de protection individuelle pour le personnel et trop faible dépistage", explique Amnesty International.

La pandémie de Covid-19 a aussi causé des problèmes pour les droits humains des réfugiés en Belgique. En mars, lors du premier confinement, les autorités avaient fermé le bureau de dépôt de demandes d'asile. "Des centaines de personnes ont ainsi été temporairement privées d'accès à la procédure d'asile, et de ce fait à une aide alimentaire et un hébergement", relève Amnesty International. "Les autorités ont mis en place un système d'enregistrement en ligne, qui s'est révélé insatisfaisant. Dans plus de 100 affaires, le Tribunal du travail a ordonné à l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile (Fedasil) de garantir l'accès des personnes demandeuses l'asile à une assistance matérielle".

Toujours dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, les autorités ont davantage recueilli des données personnelles. "Des spécialistes du respect de la vie privée ainsi que des organisations de la société civile ont demandé que des garanties soient mises en place en vue de protéger le droit au respect de la vie privée, notamment en veillant à ce que les données permettant l'identification des personnes soient rapidement effacées", souligne Amnesty.

Des problèmes se sont aussi posés dans les prisons du pays en raison des mesures de lutte contre le coronavirus. Des mesures sont venues limiter les droits des personnes détenues, notamment certaines dispositions qui ont réduit les possibilités de contact avec le monde, note Amnesty qui dénonce toujours la surpopulation dans les prisons belges. "Des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie, notamment des libérations à titre provisoire, des libérations anticipées et des libérations conditionnelles, ont un peu résorbé, temporairement, la surpopulation", relève toutefois l'organisation.

Hors effets de la pandémie sur les droits humains, Amnesty relève dans son rapport d'autres points noirs concernant la Belgique. L'organisation estime l'exportation d'armes wallonnes vers l'Arabie saoudite qu'elle qualifie d'"irresponsable". "La Région wallonne a continué d'accorder des autorisations de transferts d'armes vers la coalition dirigée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen, alors que l'on craignait que ces armes ne soient utilisées pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire. Examinant un recours introduit par des ONG, le Conseil d'État a annulé plusieurs de ces licences d'exportation", explique Amnesty.

Amnesty International rappelle aussi que la plateforme "Stop au profilage ethnique" lancée en juin, a dénoncé une hausse des pratiques de profilage ethnique par la police pendant le confinement. En juillet, quatre polices locales ont adopté un cadre de référence établissant les modalités d'un travail sans profilage ethnique, explique encore Amnesty.

Sur le plan du droit à la santé, Amnesty pointe plusieurs défaillances de l'Etat qui ont été mises au jour lors de l'éclatement de la pandémie. "Des violations du droit des résidents à la santé, à la vie et à la non-discrimination se sont produites du fait de manquements des pouvoirs publics: lacunes structurelles, absence d'attention prioritaire au début de la pandémie, non-accès aux hôpitaux, nombre insuffisant d'équipements de protection individuelle pour le personnel et trop faible dépistage", explique Amnesty International. La pandémie de Covid-19 a aussi causé des problèmes pour les droits humains des réfugiés en Belgique. En mars, lors du premier confinement, les autorités avaient fermé le bureau de dépôt de demandes d'asile. "Des centaines de personnes ont ainsi été temporairement privées d'accès à la procédure d'asile, et de ce fait à une aide alimentaire et un hébergement", relève Amnesty International. "Les autorités ont mis en place un système d'enregistrement en ligne, qui s'est révélé insatisfaisant. Dans plus de 100 affaires, le Tribunal du travail a ordonné à l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile (Fedasil) de garantir l'accès des personnes demandeuses l'asile à une assistance matérielle". Toujours dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, les autorités ont davantage recueilli des données personnelles. "Des spécialistes du respect de la vie privée ainsi que des organisations de la société civile ont demandé que des garanties soient mises en place en vue de protéger le droit au respect de la vie privée, notamment en veillant à ce que les données permettant l'identification des personnes soient rapidement effacées", souligne Amnesty. Des problèmes se sont aussi posés dans les prisons du pays en raison des mesures de lutte contre le coronavirus. Des mesures sont venues limiter les droits des personnes détenues, notamment certaines dispositions qui ont réduit les possibilités de contact avec le monde, note Amnesty qui dénonce toujours la surpopulation dans les prisons belges. "Des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie, notamment des libérations à titre provisoire, des libérations anticipées et des libérations conditionnelles, ont un peu résorbé, temporairement, la surpopulation", relève toutefois l'organisation. Hors effets de la pandémie sur les droits humains, Amnesty relève dans son rapport d'autres points noirs concernant la Belgique. L'organisation estime l'exportation d'armes wallonnes vers l'Arabie saoudite qu'elle qualifie d'"irresponsable". "La Région wallonne a continué d'accorder des autorisations de transferts d'armes vers la coalition dirigée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen, alors que l'on craignait que ces armes ne soient utilisées pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire. Examinant un recours introduit par des ONG, le Conseil d'État a annulé plusieurs de ces licences d'exportation", explique Amnesty.Amnesty International rappelle aussi que la plateforme "Stop au profilage ethnique" lancée en juin, a dénoncé une hausse des pratiques de profilage ethnique par la police pendant le confinement. En juillet, quatre polices locales ont adopté un cadre de référence établissant les modalités d'un travail sans profilage ethnique, explique encore Amnesty.