Les forces de l'ordre recherchent depuis mardi soir Jürgen Conings, un militaire de 46 ans répertorié comme "extrémiste potentiellement violent" par l'OCAM (l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace). Le fugitif armé avait menacé de s'en prendre aux structures de l'État et à plusieurs personnalités, dont le célèbre virologue Marc Van Ranst, qu'il avait déjà intimidé par le passé.
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Les forces de l'ordre recherchent depuis mardi soir Jürgen Conings, un militaire de 46 ans répertorié comme "extrémiste potentiellement violent" par l'OCAM (l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace). Le fugitif armé avait menacé de s'en prendre aux structures de l'État et à plusieurs personnalités, dont le célèbre virologue Marc Van Ranst, qu'il avait déjà intimidé par le passé.À l'exception du Vlaams Belang, tous les partis se demandent comment Jürgen Conings, étiqueté "extrémiste potentiellement dangereux" par l'OCAM, ait eu accès au dépôt d'armes de la caserne de Leopoldsburg. Lundi, il a commencé à y travailler avec des lance-roquettes et des armes lourdes. La police et l'armée le recherchent de toutes leurs forces."J'imagine qu'aucun soldat ne figure sur la liste de l'OCAM parce qu'il a liké trois photos ou choisi un dessert à la cantine. Comment cette personne n'est-elle pas suspendue? Les trente soldats d'extrême droite font-ils l'objet d'un suivi ?", s'est ainsi interrogé François De Smedt, président de Défi. Le Premier ministre Alexander De Croo a demandé que l'armée prenne rapidement des mesures pour éviter ce genre de situations. "La ministre de la Défense, Mme Dedonder, et moi, avons été très clairs à ce sujet ce matin lors d'une réunion du Conseil national de sécurité", a-t-il déclaré . "Il est inacceptable que quelqu'un qui est considéré comme dangereux ait encore accès à des armes".Des mesures fortes"Dès que ces comportements sont apparus, ce militaire n'aurait plus dû avoir accès à ces armes et aurait dû faire l'objet d'un contrôle plus strict.", a reconnu la ministre de Défense Ludivine Dendonder. Les contrôles actuels ne suffisent plus, à ses yeux. Des mesures "fortes" seront prises, comme l'interdiction d'accéder à certains quartiers, aux chambres d'armes et, s'il apparaît que le comportement d'un militaire n'est pas compatible avec son statut, un licenciement pourra être décidé. "Il n'y a pas de place à la Défense pour les racistes et les fascistes", a-t-elle également déclaré."Plusieurs enquêtes internes sont en cours par rapport à ce qu'il s'est passé ces derniers jours afin de percevoir les lacunes qui ont conduit à cette situation et les résoudre le plus rapidement possible", a-t-elle ajouté.Avec Belga