Cela fait seize mois que la Belgique attendait un gouvernement. Après les prestations de serment au palais ce matin, le gouvernement De Croo se présentait ce jeudi après-midi devant les 150 députés réunis exceptionnellement dans l'hémicyle... du parlement européen. La N-VA avait demandé que ce moment important puisse avoir lieu dans un endroit où tous les élus puissent être présents.

La séance était toujours présidée par Patrick Dewael (Open VLD), qui cèdera sa place à la socialiste Eliane Tilleux au perchoir.

Alexander De Croo entame à la tribune: "Ce nouveau gouvernement entre en fonction alors que notre pays traverse la plus grande crise en temps de paix. Beaucoup de concitoyens souffrent parce qu'ils sont malades, parce qu'ils sont en première ligne, mais cette pandémie met notre société sous pression, plus durement que la crise financière d'il y a dix ans ou même que la crise des années 1930. L'ampleur de cette crise est sans précédent et la menace d'une nouvelle vague de contaminations fait encore plâner une menace sur le redressement. Le gouvernement entend mettre tout en oeuvre pour endiguer les contaminations. Notre pays ne peut pas se permettre un nouveau confinement généralisé." Voilà pourquoi un investissement sera fait pour davantage de tests.

"Nous ne pouvons vaincre le coronavirus que si nous respectons un nombre de règles très simples", dit le nouveau Premier ministre en rappellant une nouvelle fois les gestes barrières. Surtout, en se souciant des autres, ajoute-t-il. "Ce souci des autres occupe une place centrale dans ce gouvernement", qui investit massivement dans les soins de santé. Il insiste sur la revalorisation de la pension et l'investissement dans la lutte contre la pauvreté.

Alexander De Croo énonce les mesures prises pour les femmes et rappelle que ce gouvernement est le premier paritaire de l'histoire du pays. Sous les applaudissements.

Le Premier ministre libéral rappelle ensuite le credo de ses prédécesseurs: "Le social ne peut se faire que par la création de richesses". Il insiste sur la volonté de faire passer le taux d'emploi à 80% et invoque la réforme fiscal à venir. "Ce gouvernement sera aussi un gouvernement d'investissements", dit-il en citant Jean Monnet, un des pères de l'Europe. "En cette époque de coronavirus, il faut saisis les opportunités", encourage-t-il. Des investissements à hauteur de 4,7 milliards d'euros sont prévues, qui s'enracinent aussi dans le Green Deal européen. "Il ne faut pas opposer économie et écologie", plaide-t-il. Il rappelle que ce gouvernement confirme la sortie du nucléaire en 2025, mais de "façon raisonnable".

"Nous avons besoin d'une politique de relance, mais aussi de confiance", insiste encore Alexander De Croo, qui dénonce la dureté des discours politique ces dernières années. "Qu'est ce que cela nous a apporté? Davantage de polarisation? La méfiance risque d'hypothéquer ce que nous avons construit. Le maître mot, c'est la confiance!"

Il insiste sur la revalorisation du statut de lanceur de l'ordre, la baisse de l'âge pour voter au parlement europen et insiste sur "la volonté de remettre le citoyen au coeur".

Dans le cadre de la prochaine législature, le gouvernement entend préparer une réforme profonde des structures de l'Etat. 'L'objectif est une nouvelle structure dès 2024 avec un renforcement des Régions et Communautés et le dynamisme de l'Etat fédéral."

Le Premier ministre évoque également ce "pays sûr" du programme gouvernemental, avec le recrutement de 1600 policiers, notamment.

Alexander De Croo évoque le caractère symbolique de cette déclaration faite au parlement européen. "Ce gouvernement veut bâtir des ponts" et mettre la priorité aux citoyens.

Il insiste sur la stratégie multilatérale portée par le Belgique et cite De Gasperi, l'un des pères de l'Europe, qui affirmait qe l'on n'avance qu'avec l'application méthodique des principes démocratiques. C'est dans cet esprit, dit-il qu'il demande la confiance aux députés.

Le vote sur la confiance aura lieu samedi après-midi et le débat vendredi.

Raoul Hedebouw (PTB) demande que l'on mette à disposition des tableaux budgétaires, "davantage qu'une feuille A4". Le Premier ministre dit avoir remis les documents à disposition et se déclare ravi de répondre aux questions dès demain. "Un débat est prévu demain, ne préjugons pas", acquiesce Patrick Dewael.

Une demi-heure, montre en mains: la déclaration gouvernementale de la Vivaldi aura été expéditive.

Cela fait seize mois que la Belgique attendait un gouvernement. Après les prestations de serment au palais ce matin, le gouvernement De Croo se présentait ce jeudi après-midi devant les 150 députés réunis exceptionnellement dans l'hémicyle... du parlement européen. La N-VA avait demandé que ce moment important puisse avoir lieu dans un endroit où tous les élus puissent être présents.La séance était toujours présidée par Patrick Dewael (Open VLD), qui cèdera sa place à la socialiste Eliane Tilleux au perchoir.Alexander De Croo entame à la tribune: "Ce nouveau gouvernement entre en fonction alors que notre pays traverse la plus grande crise en temps de paix. Beaucoup de concitoyens souffrent parce qu'ils sont malades, parce qu'ils sont en première ligne, mais cette pandémie met notre société sous pression, plus durement que la crise financière d'il y a dix ans ou même que la crise des années 1930. L'ampleur de cette crise est sans précédent et la menace d'une nouvelle vague de contaminations fait encore plâner une menace sur le redressement. Le gouvernement entend mettre tout en oeuvre pour endiguer les contaminations. Notre pays ne peut pas se permettre un nouveau confinement généralisé." Voilà pourquoi un investissement sera fait pour davantage de tests."Nous ne pouvons vaincre le coronavirus que si nous respectons un nombre de règles très simples", dit le nouveau Premier ministre en rappellant une nouvelle fois les gestes barrières. Surtout, en se souciant des autres, ajoute-t-il. "Ce souci des autres occupe une place centrale dans ce gouvernement", qui investit massivement dans les soins de santé. Il insiste sur la revalorisation de la pension et l'investissement dans la lutte contre la pauvreté.Alexander De Croo énonce les mesures prises pour les femmes et rappelle que ce gouvernement est le premier paritaire de l'histoire du pays. Sous les applaudissements.Le Premier ministre libéral rappelle ensuite le credo de ses prédécesseurs: "Le social ne peut se faire que par la création de richesses". Il insiste sur la volonté de faire passer le taux d'emploi à 80% et invoque la réforme fiscal à venir. "Ce gouvernement sera aussi un gouvernement d'investissements", dit-il en citant Jean Monnet, un des pères de l'Europe. "En cette époque de coronavirus, il faut saisis les opportunités", encourage-t-il. Des investissements à hauteur de 4,7 milliards d'euros sont prévues, qui s'enracinent aussi dans le Green Deal européen. "Il ne faut pas opposer économie et écologie", plaide-t-il. Il rappelle que ce gouvernement confirme la sortie du nucléaire en 2025, mais de "façon raisonnable"."Nous avons besoin d'une politique de relance, mais aussi de confiance", insiste encore Alexander De Croo, qui dénonce la dureté des discours politique ces dernières années. "Qu'est ce que cela nous a apporté? Davantage de polarisation? La méfiance risque d'hypothéquer ce que nous avons construit. Le maître mot, c'est la confiance!"Il insiste sur la revalorisation du statut de lanceur de l'ordre, la baisse de l'âge pour voter au parlement europen et insiste sur "la volonté de remettre le citoyen au coeur".Dans le cadre de la prochaine législature, le gouvernement entend préparer une réforme profonde des structures de l'Etat. 'L'objectif est une nouvelle structure dès 2024 avec un renforcement des Régions et Communautés et le dynamisme de l'Etat fédéral."Le Premier ministre évoque également ce "pays sûr" du programme gouvernemental, avec le recrutement de 1600 policiers, notamment.Alexander De Croo évoque le caractère symbolique de cette déclaration faite au parlement européen. "Ce gouvernement veut bâtir des ponts" et mettre la priorité aux citoyens.Il insiste sur la stratégie multilatérale portée par le Belgique et cite De Gasperi, l'un des pères de l'Europe, qui affirmait qe l'on n'avance qu'avec l'application méthodique des principes démocratiques. C'est dans cet esprit, dit-il qu'il demande la confiance aux députés.Le vote sur la confiance aura lieu samedi après-midi et le débat vendredi.Raoul Hedebouw (PTB) demande que l'on mette à disposition des tableaux budgétaires, "davantage qu'une feuille A4". Le Premier ministre dit avoir remis les documents à disposition et se déclare ravi de répondre aux questions dès demain. "Un débat est prévu demain, ne préjugons pas", acquiesce Patrick Dewael.Une demi-heure, montre en mains: la déclaration gouvernementale de la Vivaldi aura été expéditive.