Il s'agira de trois avions de transport - l'un des nouveaux Airbus A400M et deux C-130H Hercules en fin de carrière - a-t-on précisé de même source, en ajoutant que la décision avait été prise par le comité ministériel restreint ("kern", qui réunit les principaux ministres du gouvernement fédéral) sur proposition de M. De Croo (Open Vld).

Ces appareils font partie de l'offre, portant sur quatre avions au total du 15e wing de transport aérien de Melsbroek, proposée par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) qui a également indiqué en matinée que son département préparait un détachement NEO ("non-combatant evacuation operation").

"La situation en Afghanistan évolue rapidement. La première priorité est la sécurité des Belges sur le terrain. Le kern a décidé, pour cette raison, de donner son feu vert à une opération d'évacuation par la Défense", a précisé le cabinet du Premier ministre.

"Le kern se réunit ce soir pour aborder la situation en Afghanistan de manière plus approfondie", a précisé l'entourage du chef du gouvernement.

Cette réunion était initialement convoquée lundi soir pour préparer le comité de concertation de vendredi à propos de l'évolution de la crise sanitaire liée au coronavirus, un sujet qui reste sur la table des ministres.

Selon Mme Dedonder, "une partie du détachement NEO se tient également prêt à aider à organiser une évacuation depuis l'aéroport de Kaboul".

L'armée belge maintient en permanence en "stand by" des capacités aérienne et terrestre pour effectuer de telles opérations NEO d'évacuation d'expatriés d'une zone en crise - l'une des tâches fixées aux forces armées par le gouvernement. Des exercices réguliers sont organisés sur ce thème, soit en Belgique, soit à l'étranger, avec une prédilection pour l'Afrique, le théâtre le plus probable pour de telles interventions.

Le dernier déploiement en date - resté "préventif", sans intervention réelle - remonte au printemps 1997 lorsque la Belgique avait déployé des troupes au Congo-Brazzaville lors de l'avancée de la rébellion qui a conduit au renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko et à l'arrivée au pouvoir à Kinshasa de Laurent-Désiré Kabila à la tête de la République démocratique du Congo (RDC).

Des nombreux pays occidentaux ont dépêché des moyens militaires à l'aéroport international de Kaboul - dont une partie a été protégée durant des années par des troupes belges - pour évacuer leurs ressortissants. C'est notamment le cas des États-Unis, de l'Allemagne, de la France et des Pays-Bas.

Mais l'afflux massif d'Afghans candidats au départ dans l'enceinte de l'aéroport international Hamid Karzaï (du nom d'un ancien président afghan) et sur les chemins de roulage complique singulièrement les opérations aériennes. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des hommes s'agrippant à un avion de transport C-17 américain au roulage et deux en tomber alors que l'avion a décollé.

Les Américains ont envoyé 6.000 militaires pour sécuriser l'aéroport et faire partir quelque 30.000 Américains et civils afghans ayant coopéré avec les États-Unis qui craignent les représailles des talibans.

Selon la chancelière allemande Angela Merkel, Berlin a identifié 2.500 personnes sur place qui pourraient être évacuées, essentiellement des Afghans et des membres de leurs familles ayant travaillé avec la Bundeswehr (armée allemande).

À ce chiffre, s'ajoute une liste de 2.000 autres personnes, avocats et défenseurs des droits de l'homme, qui ont également exprimé le souhait de partir. En comptabilisant les membres de leurs familles, leur nombre grimpe à 10.000, a dit Mme Merkel au cours d'une réunion à huis clos devant les cadres de son parti, l'Union démocrate-chrétienne allemande (CDU).

"Concernant les interprètes et les collaborateurs afghans ayant travaillé pour les intérêts belges, ils ont la possibilité de se faire connaitre auprès de nos autorités. Ces personnes étaient également souvent employées par d'autres nations. Ils auront aussi l'opportunité de demander un visa pour un autre pays", a souligné Mme Dedonder.

Une centaine de Belges se sont signalés auprès de l'ambassade au Pakistan (Wilmès)

Une centaine de personnes revendiquant leur nationalité belge se sont signalées auprès de l'ambassade de Belgique au Pakistan, également responsable pour l'Afghanistan, souhaitant revenir en Belgique, a indiqué lundi la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, en confirmant l'envoi d'avions militaires belges pour une opération d'évacuation.

"Nous parlons d'une centaine de personnes au total", disposant souvent d'une double nationalité et de leurs ayant-droits, a-t-elle affirmé à plusieurs médias, dont la RTBF-radio et la VRT-radio ainsi que sur la chaîne d'information en continu LN24. Ce qui représente une cinquantaine de familles souhaitant un retour "rapide" en Belgique.

"Aujourd'hui, l'ambassade a eu contact avec une centaine de personnes. Au vu de l'évolution rapide de la situation, de plus en plus de personnes se font connaître au niveau de l'ambassade. Ce chiffre pourrait encore évoluer avec le temps", a ajouté la cheffe de la diplomatie belge et vice-Première ministre MR.

Mme Wilmès a souligné que la Belgique pourrait également accorder des visas humanitaires à certaines personnes qui ont travaillé pour la Défense belge - qui a été présente en Afghanistan de mars 2002 à juin dernier - ou pour les organisations européennes présentes sur place.

Le gouvernement fédéral souhaite dépêcher "le plus rapidement possible" des avions de transport pour assurer l'évacuation de ces personnes, a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement a donné lundi son feu vert à l'envoi de trois avions militaires pour participer à une opération d'évacuation au départ de l'Afghanistan, a indiqué le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo, alors que le chaos s'est installé sur l'aéroport de Kaboul.

Il s'agira de trois avions de transport - l'un des nouveaux Airbus A400M et deux C-130H Hercules en fin de carrière - a-t-on précisé de même source, en ajoutant que la décision avait été prise par le comité ministériel restreint ("kern", qui réunit les principaux ministres du gouvernement fédéral) sur proposition de M. De Croo (Open Vld).

Ces appareils font partie de l'offre, portant sur quatre avions au total du 15e wing de transport aérien de Melsbroek, proposée par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) qui a également indiqué en matinée que son département préparait un détachement NEO ("non-combatant evacuation operation").

Mme Wilmès a toutefois souligné que la situation devait, avant tout atterrissage d'un appareil belge, "être stabilisée" à l'aéroport international de Kaboul.

Le Pentagone a annoncé lundi la suspension de tous les vols civils et militaires à l'aéroport Hamid Karzaï de Kaboul en raison de l'irruption sur le tarmac d'une foule d'Afghans tentant désespérément de quitter le pays après le retour des talibans au pouvoir.

Il s'agira de trois avions de transport - l'un des nouveaux Airbus A400M et deux C-130H Hercules en fin de carrière - a-t-on précisé de même source, en ajoutant que la décision avait été prise par le comité ministériel restreint ("kern", qui réunit les principaux ministres du gouvernement fédéral) sur proposition de M. De Croo (Open Vld). Ces appareils font partie de l'offre, portant sur quatre avions au total du 15e wing de transport aérien de Melsbroek, proposée par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) qui a également indiqué en matinée que son département préparait un détachement NEO ("non-combatant evacuation operation"). "La situation en Afghanistan évolue rapidement. La première priorité est la sécurité des Belges sur le terrain. Le kern a décidé, pour cette raison, de donner son feu vert à une opération d'évacuation par la Défense", a précisé le cabinet du Premier ministre. "Le kern se réunit ce soir pour aborder la situation en Afghanistan de manière plus approfondie", a précisé l'entourage du chef du gouvernement. Cette réunion était initialement convoquée lundi soir pour préparer le comité de concertation de vendredi à propos de l'évolution de la crise sanitaire liée au coronavirus, un sujet qui reste sur la table des ministres. Selon Mme Dedonder, "une partie du détachement NEO se tient également prêt à aider à organiser une évacuation depuis l'aéroport de Kaboul". L'armée belge maintient en permanence en "stand by" des capacités aérienne et terrestre pour effectuer de telles opérations NEO d'évacuation d'expatriés d'une zone en crise - l'une des tâches fixées aux forces armées par le gouvernement. Des exercices réguliers sont organisés sur ce thème, soit en Belgique, soit à l'étranger, avec une prédilection pour l'Afrique, le théâtre le plus probable pour de telles interventions. Le dernier déploiement en date - resté "préventif", sans intervention réelle - remonte au printemps 1997 lorsque la Belgique avait déployé des troupes au Congo-Brazzaville lors de l'avancée de la rébellion qui a conduit au renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko et à l'arrivée au pouvoir à Kinshasa de Laurent-Désiré Kabila à la tête de la République démocratique du Congo (RDC). Des nombreux pays occidentaux ont dépêché des moyens militaires à l'aéroport international de Kaboul - dont une partie a été protégée durant des années par des troupes belges - pour évacuer leurs ressortissants. C'est notamment le cas des États-Unis, de l'Allemagne, de la France et des Pays-Bas. Mais l'afflux massif d'Afghans candidats au départ dans l'enceinte de l'aéroport international Hamid Karzaï (du nom d'un ancien président afghan) et sur les chemins de roulage complique singulièrement les opérations aériennes. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des hommes s'agrippant à un avion de transport C-17 américain au roulage et deux en tomber alors que l'avion a décollé. Les Américains ont envoyé 6.000 militaires pour sécuriser l'aéroport et faire partir quelque 30.000 Américains et civils afghans ayant coopéré avec les États-Unis qui craignent les représailles des talibans. Selon la chancelière allemande Angela Merkel, Berlin a identifié 2.500 personnes sur place qui pourraient être évacuées, essentiellement des Afghans et des membres de leurs familles ayant travaillé avec la Bundeswehr (armée allemande). À ce chiffre, s'ajoute une liste de 2.000 autres personnes, avocats et défenseurs des droits de l'homme, qui ont également exprimé le souhait de partir. En comptabilisant les membres de leurs familles, leur nombre grimpe à 10.000, a dit Mme Merkel au cours d'une réunion à huis clos devant les cadres de son parti, l'Union démocrate-chrétienne allemande (CDU). "Concernant les interprètes et les collaborateurs afghans ayant travaillé pour les intérêts belges, ils ont la possibilité de se faire connaitre auprès de nos autorités. Ces personnes étaient également souvent employées par d'autres nations. Ils auront aussi l'opportunité de demander un visa pour un autre pays", a souligné Mme Dedonder.