Mardi, le ministre-président flamand et ex-ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), le commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker, et sa prédécesseure Catherine De Bolle, ont été invités à s'expliquer à la Chambre au sujet du décès de Jozef Chovanec. Tous les trois ont affirmé ne pas avoir été informés des faits détaillés et n'avoir reçu qu'un rapport succinct.
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Mardi, le ministre-président flamand et ex-ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), le commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker, et sa prédécesseure Catherine De Bolle, ont été invités à s'expliquer à la Chambre au sujet du décès de Jozef Chovanec. Tous les trois ont affirmé ne pas avoir été informés des faits détaillés et n'avoir reçu qu'un rapport succinct. Le quotidien Het Laatste Nieuws révèle cependant l'existence d'un deuxième rapport. Celui-ci a été écrit 55 minutes après un premier résumé assez sommaire. Il est deux fois plus long (12 pages) que le premier et plus détaillé. On y apprend le nombre de bières ingurgitées par la victime, et la façon dont cinq agents l'ont maîtrisé sur son lit dans sa cellule. Par contre, il n'est pas fait mention d'un salut hitlérien ni d'une couverture enroulée autour de Jozef Chovanec. Par ailleurs, le parquet aurait saisi les images des caméras de surveillance le jour même. Les images ont pu être analysées "Le parquet savait donc, dès le premier jour, qu'il y avait des images de caméra", déclare l'avocate de la veuve de Chovanec, Ann Van De Steen. "Ces images ont donc été ajoutées au dossier dès le début. Elles ont donc pu être analysées", conclut-elle. L'avocate s'interroge également sur la synthèse du rapport. "Pourquoi y a-t-il deux versions et pourquoi d'abord écrire ce rapport succinct pour entrer dans les détails uniquement par après? Ce n'est que la première version qui sera envoyée au cabinet du ministre Jambon. "Rien n'indique dans le dossier que la seconde mouture a aussi été envoyée", explique-t-elle."Le parquet de Charleroi n'a tout simplement rien fait. Il a pris acte d'un pv de ces pauvres agents dont une manche de chemise a été déchirée lors d'une escarmouche avec notre client ou une montre Rodania griffée. Plus tard cette nuit-là, un homme est mort dans une cellule de police, et ils n'ont rien fait", déclare l'avocate au quotidien De Morgen. Tant Marc De Mesmaeker que Catherine De Bolle affirment que le parquet aurait pu transférer les informations au personnes compétences au sein de l'appareil policier pour que ces derniers ouvrent une enquête disciplinaire. Pendant deux ans et demi, le parquet n'a pas réagi, et les agents présents dans la cellule ont pu continuer à travailler. Invités à réagir par notre confrère du Morgen, ni le parquet de Charleroi, ni le juge d'instruction n'ont souhaité répondre. Avec Belga