"Pour autant que nous en sachions aujourd'hui, ni le ministre de l'époque ni son cabinet n'ont commis d'erreur et le dossier a été traité correctement", affirme le porte-parole de M. Jambon dans un communiqué.

Jan Jambon (N-VA) "maintient qu'il ne se souvient de rien du drame qui a attiré l'attention la semaine dernière via des images de caméras de surveillance."

Plus tôt dans la journée, il était apparu lors d'une commission à la Chambre que le cabinet Jambon avait été informé du décès de Jozef Chovanec à la suite d'événements survenus dans une cellule de police à Charleroi en juillet 2018.

M. Jambon avait cependant assuré il y a quelques jours ne pas avoir été informé de l'incident. "Il est apparu aujourd'hui que le dossier a été traité par son cabinet à l'époque, mais les véritables dimensions de l'incident n'ont pas été portées à son attention, ni à celle de son cabinet", selon le communiqué du porte-parole.

Un rapport de police a été réclamé par le cabinet de l'époque, dans lequel est relaté "un rapport neutre des faits, sans les détails horribles visibles sur les images vidéos de la semaine dernière".

On y voit notamment une agente faire un salut nazi et des policiers rire pendant qu'ils maîtrisent le forcené, qui fera un arrêt cardiaque et décédera quelques jours plus tard. Selon M. Jambon, le rapport ne permettait "en aucune manière" de conclure à une intervention problématique de la police.

"A ce moment, une procédure judiciaire était déjà lancée et il revenait au parquet d'enquêter sur les faits." Le ministre-président reconnaît qu'un entretien a bien eu lieu après les faits entre des collaborateurs de son cabinet et l'ambassadeur de Slovaquie, comme cela est apparu cet après-midi en commission de la Chambre.

"Jan Jambon n'a jamais fait le lien entre les images publiées la semaine dernière et le dossier de l'époque, qui avait été envoyé à ce moment-là à son cabinet pour information". Le ministre-président flamand dit avoir pris contact cet après-midi même avec des collaborateurs de son ancien cabinet ayant traité le dossier, en leur demandant de reconstituer le déroulé des opérations en détail.

Tout cela "ne change rien au fait que Jan Jambon regrette profondément de ne pas pouvoir se souvenir correctement de ces événements tragiques", selon le communiqué.

"Le dossier tel qu'il était alors soumis à son cabinet n'avait pas la portée que nous lui connaissons aujourd'hui et, étant donné qu'une enquête judiciaire était déjà en cours, il ne nécessitait pas d'action supplémentaire. Le ministre a agi de bonne foi. Il fournira une transparence complète à la commission des Affaires intérieures et de la Justice" de la Chambre, conclut le communiqué.

Catherine De Bolle sera aussi entendue en commission de la Chambre

Outre le ministre-président flamand Jan Jambon, qui a annoncé vouloir fournir une "transparence totale" sur ce qu'il savait et ignorait des circonstances ayant entouré le décès de Jozef Chovanec à la suite d'une intervention policière controversée en 2018 à l'aéroport de Charleroi, Catherine De Bolle, qui était commissaire générale de la police fédérale à l'époque, viendra elle aussi répondre aux questions des députés à la Chambre la semaine prochaine.

"Pour autant que nous en sachions aujourd'hui, ni le ministre de l'époque ni son cabinet n'ont commis d'erreur et le dossier a été traité correctement", affirme le porte-parole de M. Jambon dans un communiqué. Jan Jambon (N-VA) "maintient qu'il ne se souvient de rien du drame qui a attiré l'attention la semaine dernière via des images de caméras de surveillance." Plus tôt dans la journée, il était apparu lors d'une commission à la Chambre que le cabinet Jambon avait été informé du décès de Jozef Chovanec à la suite d'événements survenus dans une cellule de police à Charleroi en juillet 2018. M. Jambon avait cependant assuré il y a quelques jours ne pas avoir été informé de l'incident. "Il est apparu aujourd'hui que le dossier a été traité par son cabinet à l'époque, mais les véritables dimensions de l'incident n'ont pas été portées à son attention, ni à celle de son cabinet", selon le communiqué du porte-parole. Un rapport de police a été réclamé par le cabinet de l'époque, dans lequel est relaté "un rapport neutre des faits, sans les détails horribles visibles sur les images vidéos de la semaine dernière". On y voit notamment une agente faire un salut nazi et des policiers rire pendant qu'ils maîtrisent le forcené, qui fera un arrêt cardiaque et décédera quelques jours plus tard. Selon M. Jambon, le rapport ne permettait "en aucune manière" de conclure à une intervention problématique de la police. "A ce moment, une procédure judiciaire était déjà lancée et il revenait au parquet d'enquêter sur les faits." Le ministre-président reconnaît qu'un entretien a bien eu lieu après les faits entre des collaborateurs de son cabinet et l'ambassadeur de Slovaquie, comme cela est apparu cet après-midi en commission de la Chambre. "Jan Jambon n'a jamais fait le lien entre les images publiées la semaine dernière et le dossier de l'époque, qui avait été envoyé à ce moment-là à son cabinet pour information". Le ministre-président flamand dit avoir pris contact cet après-midi même avec des collaborateurs de son ancien cabinet ayant traité le dossier, en leur demandant de reconstituer le déroulé des opérations en détail. Tout cela "ne change rien au fait que Jan Jambon regrette profondément de ne pas pouvoir se souvenir correctement de ces événements tragiques", selon le communiqué. "Le dossier tel qu'il était alors soumis à son cabinet n'avait pas la portée que nous lui connaissons aujourd'hui et, étant donné qu'une enquête judiciaire était déjà en cours, il ne nécessitait pas d'action supplémentaire. Le ministre a agi de bonne foi. Il fournira une transparence complète à la commission des Affaires intérieures et de la Justice" de la Chambre, conclut le communiqué.