Chacun des groupes mobilisés rassemblait 5 à 10 personnes. Des rubans de balisage affichant le message "Les rafles et les visites domiciliaires ne nous protègent pas" ont été déroulés à l'attention des forces de l'ordre. Des affiches détaillaient plus largement leur message. Le collectif entend dénoncer l'instrumentalisation de la police par le pouvoir politique et appelle les policiers à ne pas se laisser détourner de leur fonction première de protection des personnes, en ce compris des plus vulnérables comme les personnes migrantes.

"Après avoir exigé des forces de police qu'elles procèdent à des rafles et des arrestations dans tout le pays, le gouvernement utilise les policiers pour perquisitionner et arrêter des citoyens belges qui ont agi par solidarité et humanité", déplore une des membres du collectif. Une autre participante remarque que des voix se sont déjà élevées, notamment en janvier dernier quand des personnes interpellées ont été renvoyées au Soudan malgré les risques de torture auxquels cela les exposait: "Depuis des semaines, les policiers font savoir que les missions visant les personnes migrantes sont énergivores et se font au détriment de leurs missions premières".

Cette action s'inscrit en lien avec le procès de 11 personnes accusées de trafic d'êtres humains et de participation à une organisation criminelle qui débutera ce mercredi. Un rassemblement en rapport est organisé à 07H45 devant le palais de justice de Bruxelles.