L'accord arc-en-ciel fixe comme objectif une réduction des émission de gaz à effet de serre de 55% en 2030 et de 95% en 2050. Les modèles scientifiques mettent toutefois en évidence que c'est en 2040, soit dix ans plus tôt, qu'il faudra aboutir à une neutralité carbone pour éviter le dérèglement climatique, fait remarquer l'organisation de protection de l'environnement.

"On ne veut pas dire que c'est insuffisant. On se réjouit de l'ambition affichée et de cette prise de conscience d'une politique qui doit épouser les limites de la planète et qui traduit la volonté de remettre en cause le système", a expliqué Mme Boulet.

Greenpeace se montrera particulièrement attentif à la mise en oeuvre des politiques annoncées, que ce soit en matière de logement ou de mobilité. "Si cela se concrétise vraiment, cela entraînera un cercle vertueux", a-t-elle souligné.

L'organisation s'inquiète néanmoins d'une absence: la fin progressive du diesel instaurée sous la législature précédente. "Il n'y a pas de réaffirmation des échéances. Nous attendons un signal clair", a dit Mme Boulet.