À la Chambre, le chef de groupe communiste, Raoul Hedebouw, a appelé à "dire la vérité aux travailleurs" sur un accord qui, selon lui, ne coûtera rien aux patrons et ne rapportera guère aux travailleurs, notamment sur le relèvement du salaire minimum, qui n'avait pourtant plus été revalorisé depuis 2008.

Les socialistes ont en revanche défendu ce nouvel AIP conclu après de longues discussions et malgré un blocage sur l'augmentation des salaires. Le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne, a conclu sa réponse par une diatribe lancée au PTB accusé de semer la discorde entre les travailleurs.

"Je suis heureux de l'accord intervenu, nous en avons besoin, je ne parle pas des partis de la majorité mais de la Belgique et de son modèle social fondé sur la concertation entre les travailleurs et les employeurs, de 11 millions de Belges, Wallons, Bruxellois, Flamands, germanophones. Votre fond de commerce, c'est la division, ce n'est pas la concorde mais la discorde. Vous vous dites aux côtés des travailleurs, mais vous méprisez le travail fait par leurs représentants", a lancé le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS) au chef de groupe PTB, Raoul Hedebouw au cours de la séance des questions orales à la Chambre.

Des combats restent à mener, a reconnu le vice-Premier ministre PS, notamment celui de la loi de 1996, réformée par le gouvernement Michel et qui, selon les syndicats, étrangle la marge salariale.

"C'est au nom du moindre mal que 98% des travailleurs ont leur salaire bloqué. Arrêtez de présenter vos concessions comme des victoires. Même le peu lâché, c'est encore les travailleurs qui devront le payer", a rétorqué M. Hedebouw.

De son côté, le Premier ministre, Alexander De Croo, a vanté un "accord équilibré". "Est-ce un accord de gauche? Est-ce un accord de droite? C'est simplement de la bonne politique", a-t-il ajouté.

À la Chambre, le chef de groupe communiste, Raoul Hedebouw, a appelé à "dire la vérité aux travailleurs" sur un accord qui, selon lui, ne coûtera rien aux patrons et ne rapportera guère aux travailleurs, notamment sur le relèvement du salaire minimum, qui n'avait pourtant plus été revalorisé depuis 2008. Les socialistes ont en revanche défendu ce nouvel AIP conclu après de longues discussions et malgré un blocage sur l'augmentation des salaires. Le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne, a conclu sa réponse par une diatribe lancée au PTB accusé de semer la discorde entre les travailleurs. "Je suis heureux de l'accord intervenu, nous en avons besoin, je ne parle pas des partis de la majorité mais de la Belgique et de son modèle social fondé sur la concertation entre les travailleurs et les employeurs, de 11 millions de Belges, Wallons, Bruxellois, Flamands, germanophones. Votre fond de commerce, c'est la division, ce n'est pas la concorde mais la discorde. Vous vous dites aux côtés des travailleurs, mais vous méprisez le travail fait par leurs représentants", a lancé le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS) au chef de groupe PTB, Raoul Hedebouw au cours de la séance des questions orales à la Chambre. Des combats restent à mener, a reconnu le vice-Premier ministre PS, notamment celui de la loi de 1996, réformée par le gouvernement Michel et qui, selon les syndicats, étrangle la marge salariale. "C'est au nom du moindre mal que 98% des travailleurs ont leur salaire bloqué. Arrêtez de présenter vos concessions comme des victoires. Même le peu lâché, c'est encore les travailleurs qui devront le payer", a rétorqué M. Hedebouw. De son côté, le Premier ministre, Alexander De Croo, a vanté un "accord équilibré". "Est-ce un accord de gauche? Est-ce un accord de droite? C'est simplement de la bonne politique", a-t-il ajouté.