Le médiateur du gouvernement flamand Piet Vanthemsche exposait mercredi son rapport en commission du parlement flamand.

Le soutien politique à une interdiction croît en Flandre depuis plusieurs années, mais les propositions de décret avancées jusqu'ici ont buté sur des avis critiques du Conseil d'État.

La haute instance considère qu'une interdiction généralisée de l'abattage sans étourdissement, qui supprimerait donc la dérogation accordée pour l'abattage rituel, constituerait une restriction disproportionnée et incompatible avec la liberté de religion. Le Conseil d'État recommandait la concertation avec les communautés religieuses.

Le ministre flamand du Bien-Être animal, Ben Weyts, avait désigné Piet Vanthemsche (ancien patron du Boerenbond, la puissante alliance agricole flamande, et ex-administrateur-délégué de l'Agence fédérale de sécurité alimentaire) comme médiateur. Celui-ci a mené à bien les concertations et a présenté mercredi ses recommandations en commission du parlement flamand.

C'est sur base de ces recommandations que les partis de la majorité gouvernementale (N-VA, CD&V, Open Vld) se sont accordés sur une interdiction de l'abattage sans étourdissement préalable, à partir de 2019.

Pour les ovins, petits ruminants et autres, l'étourdissement réversible par électronarcose sera la règle avant tout abattage. Cette technique n'est pas encore au point pour les bovins. On recourra donc à la technique du "post cut stunning", soit l'étourdissement juste après l'égorgement. L'objectif reste toutefois de rendre l'électronarcose efficace pour 2019.

En Wallonie, des propositions de décret pour une interdiction de l'abattage sans étourdissement dès 2019 ont été déposée au parlement par deux députés MR et cdH. Un vote est attendu à la mi-avril.

Le médiateur du gouvernement flamand Piet Vanthemsche exposait mercredi son rapport en commission du parlement flamand.Le soutien politique à une interdiction croît en Flandre depuis plusieurs années, mais les propositions de décret avancées jusqu'ici ont buté sur des avis critiques du Conseil d'État. La haute instance considère qu'une interdiction généralisée de l'abattage sans étourdissement, qui supprimerait donc la dérogation accordée pour l'abattage rituel, constituerait une restriction disproportionnée et incompatible avec la liberté de religion. Le Conseil d'État recommandait la concertation avec les communautés religieuses. Le ministre flamand du Bien-Être animal, Ben Weyts, avait désigné Piet Vanthemsche (ancien patron du Boerenbond, la puissante alliance agricole flamande, et ex-administrateur-délégué de l'Agence fédérale de sécurité alimentaire) comme médiateur. Celui-ci a mené à bien les concertations et a présenté mercredi ses recommandations en commission du parlement flamand. C'est sur base de ces recommandations que les partis de la majorité gouvernementale (N-VA, CD&V, Open Vld) se sont accordés sur une interdiction de l'abattage sans étourdissement préalable, à partir de 2019. Pour les ovins, petits ruminants et autres, l'étourdissement réversible par électronarcose sera la règle avant tout abattage. Cette technique n'est pas encore au point pour les bovins. On recourra donc à la technique du "post cut stunning", soit l'étourdissement juste après l'égorgement. L'objectif reste toutefois de rendre l'électronarcose efficace pour 2019. En Wallonie, des propositions de décret pour une interdiction de l'abattage sans étourdissement dès 2019 ont été déposée au parlement par deux députés MR et cdH. Un vote est attendu à la mi-avril.