À Mons, le dernier combat d'Elio Di Rupo?

11/10/18 à 10:09 - Mise à jour à 10:46
Du Le Vif/L'Express du 11/10/18

Mons, un 14 octobre. Elio Di Rupo, bourgmestre depuis l'an 2000, y livre-t-il sa dernière bataille communale ? Nicolas Martin tire la liste socialiste, Elio Di Rupo la pousse. Le premier veut en finir avec le second mais ne peut pas le dire, le second sait que le premier veut en finir avec lui, mais ne peut rien y faire, et le PS craint de perdre sa majorité absolue, élargie à un CDH sur la défensive. Dans l'opposition, le libéral Georges-Louis Bouchez mène une campagne offensive, à la tête de sa liste Mons en mieux. A ce jeu tendu, Ecolo pourrait s'ériger en arbitre. Et le PTB en trouble-fête... s'il le voulait.

L'enjeu : la dernière d'Elio Di Rupo

Au milieu du chemin de sa vie politique, Nicolas Martin, comme Dante Alighieri s'appuyant sur Virgile pour traverser les neuf cercles de l'enfer, était accompagné d'un prédécesseur illustre, un grand latin qui régna sur sa ville comme Virgile domina les lettres romaines. Mais quoiqu'ils soient chacun florentin à leur manière, Dante n'est pas Nicolas, Alighieri n'est pas Martin, et Elio Di Rupo n'est pas Virgile : Dante a écrit la Divine Comédie un gros millénaire après la mort de l'auteur de L'Enéide, mais Nicolas Martin n'a pas encore eu la peau de son prédécesseur. La succession paraissait pourtant écrite depuis des années, claire comme le toscan dantesque. Elle ne se lira, au soir du 14 octobre, qu'à travers les épaisses lunettes de l'exégète.
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