Estimant que le décompte avancé par la police de Bruxelles-Ixelles lors de la première manifestation le 21 novembre était incorrect, les organisateurs ont décidé de déployer des caméras lors de la troisième édition, dimanche, pour effectuer leurs propres calculs. En se basant sur des images captées par plusieurs caméras, disposées notamment boulevard du jardin Botanique et au milieu de la rue Belliard, ils maintiennent les chiffres annoncés dimanche. "Nous étions au moins 37.000 sur le parcours et près de 50.000 dans le parc du Cinquantenaire", insiste Sarkis Simonjan, porte-parole du collectif Belgium United for Freedom.

Si la police bruxelloise ne souhaite pas commenter l'importante disparité entre ce nombre et son propre décompte, elle précise toutefois ses méthodes de comptage. "Une équipe s'est placée à l'un des points les plus larges du parcours et a calculé combien de personnes pouvaient se tenir l'une à côté de l'autre, sur la largeur", explique Ilse Van de Keer, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles. "Nous nous appuyons aussi sur des images aériennes fournies par des drones", ajoute-t-elle. La police n'a pas l'intention de réévaluer le nombre de manifestants présents, ajoute-t-elle.

Un événement plus hétérogène

Pour le professeur Benoît Rihoux, cette importante différence entre les chiffres fournis par les deux parties pourrait s'expliquer par le caractère moins conventionnel de la manifestation. Le professeur de Sciences politiques et spécialiste des mouvements sociaux à l'UCLouvain était présent à l'événement dimanche dans le cadre de ses recherches. "Les manifestations plus classiques, organisées par exemple par des syndicats, sont plus canalisées, ce qui fait que le nombre de personnes présentes au début et à la fin est généralement équivalent. Dans ces cas-là, la méthodologie de comptage des forces de l'ordre fonctionne bien", explique-t-il. "Ici, on a assisté à un événement beaucoup plus hétérogène, avec un grand nombre de manifestants qui sont venus grossir les rangs de la manifestation au fur et à mesure que le cortège progressait."

M. Rihoux a ainsi constaté que le cortège s'étendait, dans sa totalité, du carrefour formé par la rue Belliard et l'avenue des Arts jusqu'au parc du Cinquantenaire. Le chercheur table dès lors sur "plus ou moins 15.000 manifestants, comme cela a été estimé par certains médias".

"Cette réelle disproportion des chiffres doit être due à un problème méthodologique dans le chef des forces de l'ordre", estime-t-il. "Les chiffres qu'ils avaient fournis en marge de la première manifestation semblaient plus corrects (35.000 selon la police et 76.000 selon les organisateurs, NDLR). Une différence de 50%, cela peut sembler beaucoup mais ce n'est pas inhabituel."

Estimant que le décompte avancé par la police de Bruxelles-Ixelles lors de la première manifestation le 21 novembre était incorrect, les organisateurs ont décidé de déployer des caméras lors de la troisième édition, dimanche, pour effectuer leurs propres calculs. En se basant sur des images captées par plusieurs caméras, disposées notamment boulevard du jardin Botanique et au milieu de la rue Belliard, ils maintiennent les chiffres annoncés dimanche. "Nous étions au moins 37.000 sur le parcours et près de 50.000 dans le parc du Cinquantenaire", insiste Sarkis Simonjan, porte-parole du collectif Belgium United for Freedom. Si la police bruxelloise ne souhaite pas commenter l'importante disparité entre ce nombre et son propre décompte, elle précise toutefois ses méthodes de comptage. "Une équipe s'est placée à l'un des points les plus larges du parcours et a calculé combien de personnes pouvaient se tenir l'une à côté de l'autre, sur la largeur", explique Ilse Van de Keer, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles. "Nous nous appuyons aussi sur des images aériennes fournies par des drones", ajoute-t-elle. La police n'a pas l'intention de réévaluer le nombre de manifestants présents, ajoute-t-elle. Pour le professeur Benoît Rihoux, cette importante différence entre les chiffres fournis par les deux parties pourrait s'expliquer par le caractère moins conventionnel de la manifestation. Le professeur de Sciences politiques et spécialiste des mouvements sociaux à l'UCLouvain était présent à l'événement dimanche dans le cadre de ses recherches. "Les manifestations plus classiques, organisées par exemple par des syndicats, sont plus canalisées, ce qui fait que le nombre de personnes présentes au début et à la fin est généralement équivalent. Dans ces cas-là, la méthodologie de comptage des forces de l'ordre fonctionne bien", explique-t-il. "Ici, on a assisté à un événement beaucoup plus hétérogène, avec un grand nombre de manifestants qui sont venus grossir les rangs de la manifestation au fur et à mesure que le cortège progressait." M. Rihoux a ainsi constaté que le cortège s'étendait, dans sa totalité, du carrefour formé par la rue Belliard et l'avenue des Arts jusqu'au parc du Cinquantenaire. Le chercheur table dès lors sur "plus ou moins 15.000 manifestants, comme cela a été estimé par certains médias". "Cette réelle disproportion des chiffres doit être due à un problème méthodologique dans le chef des forces de l'ordre", estime-t-il. "Les chiffres qu'ils avaient fournis en marge de la première manifestation semblaient plus corrects (35.000 selon la police et 76.000 selon les organisateurs, NDLR). Une différence de 50%, cela peut sembler beaucoup mais ce n'est pas inhabituel."