Statbel publie les chiffres provisoires de mortalité pour l'année 2020, toutes causes confondues. Sans surprise, ce taux est beaucoup plus élevé que pour les années précédentes. L'Office enregistre provisoirement un peu plus de 127.000 décès en 2020. Cela représente quelques 18.000 décès (17%) de plus qu'en 2019 et 16% de plus que la moyenne de la période 2017-2019.
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Statbel publie les chiffres provisoires de mortalité pour l'année 2020, toutes causes confondues. Sans surprise, ce taux est beaucoup plus élevé que pour les années précédentes. L'Office enregistre provisoirement un peu plus de 127.000 décès en 2020. Cela représente quelques 18.000 décès (17%) de plus qu'en 2019 et 16% de plus que la moyenne de la période 2017-2019.Ces chiffres de mortalité cachent des différences entre les régions. Par rapport à la même période, le taux de décès a augmenté de 13% en Région flamande, de 19% en Région wallonne et de 23% dans la Région de Bruxelles-Capitale.Causes des décès En 2020, le nombre de décès associés au Covid-19 s'élève à 19.620 tandis que celui lié à la canicule atteint 1.503 décès supplémentaires entre le 5 et le 20 août dernier. Pour les années 2015 et 2019, la surmortalité due aux canicules et à la grippe atteignait un pourcentage moyen de seulement 2% par an.Selon Sciensano, la surmortalité a été plus élevée durant la première vague de l'épidémie (entre les semaines 13 et 18) que durant la deuxième (entre la 43e et la 52e semaine). En effet, la surmortalité y a été "très rapide, élevée et concentrée sur six semaines, tandis que durant la deuxième période, elle a été plus modérée et s'est étendue sur 10 semaines", soulève l'institut.En moyenne 1.310 personnes supplémentaires sont décédées par semaine durant la première période, contre 806 lors de la deuxième. Il y a eu en moyenne 188 décès quotidiens des suites du Covid-19 durant la première vague, 127 durant la deuxième.Malgré une hausse plus élevée du nombre de décès à Bruxelles, les chiffres des communes ne montrent pas d'influence d'importante de la densité de population sur la surmortalité. Ainsi, Saint-Josse-ten-Noode, la commune la plus densément peuplée du pays, a une surmortalité comparable à, par exemple, Gingelom, dont la densité de population est de 148 habitants par km².Densité de population Le revenu fiscal des habitants ne semble pas non plus jouer un rôle. Étonnamment, il n'y a pas non plus d'effet plus marqué dans les communes qui présentent une plus grande proportion de personnes de plus de 85 ans, même si la confirmation de ce type d'hypothèse requiert des recherches scientifiques plus poussées, estime Statbel.Depuis 1840, seules six années ont été plus meurtrières en Belgique, note Statbel, qui ne prend pas en compte les chiffres des années de la Première Guerre mondiale. 1940 a été l'année la plus mortelle : 133 718 personnes sont décédées pour une population de 8.396.276. Les années 1940, 1892, 1944, 1900, 1891, et 1883 étaient également plus meurtrières que 2020. Par contre, avril (15.518 décès) et novembre (14.032 décès) 2020 présentent les chiffres de mortalité les plus élevés. Aucun des deux mois n'a enregistré un chiffre de mortalité aussi élevé depuis 1840 (là encore, Statbel ne dispose pas des chiffres de la Première Guerre mondiale). Décès par 100 000 habitants Si l'on observe le nombre de décès par 100 000 habitants, on constate qu'il n'a plus été aussi élevé depuis 1986. Selon les chiffres de Statbel, ce nombre s'élève à 1129 pour l'année 1986. Ensuite, cette courbe a globalement baissé pour remonter à 1106 pour l'année 2020. En Belgique, l'espérance de vie augmente depuis 1885 pour atteindre 84 ans pour les femmes et 79,6 ans pour les hommes en 2019. Les chiffres pour l'année 2020 ne sont pas encore disponibles.