Les associations pour l'intégration, les minorités et l'égalité des chances, le secteur des soins de santé et de lutte contre la pauvreté, ceux de la jeunesse, du socio-culturel ou des arts... Par milliers, leurs représentants ont participé à l'action collective baptisée VuurWerk (feux d'artifice) pour faire entendre leur voix. Le jeudi 5 décembre, en guise d'apothéose, ce fut au tour de 600 des membres du personnel de la VRT de marcher depuis Reyers vers le siège de l'exécutif, place des Martyrs, à Bruxelles, où ils ont été rejoints par plus de 160 organisations du milieu culturel e...

Les associations pour l'intégration, les minorités et l'égalité des chances, le secteur des soins de santé et de lutte contre la pauvreté, ceux de la jeunesse, du socio-culturel ou des arts... Par milliers, leurs représentants ont participé à l'action collective baptisée VuurWerk (feux d'artifice) pour faire entendre leur voix. Le jeudi 5 décembre, en guise d'apothéose, ce fut au tour de 600 des membres du personnel de la VRT de marcher depuis Reyers vers le siège de l'exécutif, place des Martyrs, à Bruxelles, où ils ont été rejoints par plus de 160 organisations du milieu culturel et associatif, ainsi que par de nombreuses personnalités médiatiques. Dans une ambiance festive, les uns ont fait savoir qu'ils ne " lâcheront pas la chaîne publique ", les autres qu'ils défendaient " une Flandre chaude, contre une politique glaciale ". " Ce gouvernement a été un pas trop loin et est parvenu à tourner toute la Flandre contre lui ", a déclaré face à la foule l'éminence grise du journalisme politique, Rik Van Cauwelaert. Au travers de différentes voix invitées à s'exprimer sur deux podiums improvisés, la radio-télévision flamande a voulu envoyer un signal au gouvernement Jambon, et rappeler que ses missions publiques risquaient de ne plus pouvoir être garanties. " La VRT est synonyme de qualité, mais celle-ci ne pourra plus être assurée si on diminue nos moyens ", a commenté l'actrice Marleen Merckx, de la célèbre série Thuis. D'après les chiffres de la direction, quelque 40 millions d'euros devront être économisés d'ici à 2024. Une somme qui, selon l'organisation des employés Iedereen VRT, menace les émissions et les fictions qui donnent la parole aux Flamands dans toute leur diversité, et qui constituent un tremplin pour de nombreux acteurs. A l'issue du rassemblement, une délégation de la VRT a été reçue par le ministre flamand des Médias. Benjamin Dalle (CD&V) a tenu à répéter qu'il soutenait un service public efficace et de qualité, mais que celui-ci devra participer aux efforts budgétaires. D'autres secteurs, comme celui de l'éducation ou des soins de santé, n'ont pas eu la chance de rencontrer leurs représentants politiques, Ben Weyts (N-VA) et Wouter Beke (CD&V) s'étant contentés, en guise de défense, d'avancer des chiffres se voulant rassurants. Ces réponses ne suffiront sans doute pas à calmer les esprits. " Les politiques se trompent s'ils croient qu'il s'agissait du point final, car ce n'est que le début, et nous sommes prêts à poursuivre la contestation encore longtemps ", a prévenu la coordinatrice de VuurWerk, Sarah Scheepers. Une mise en garde qui ne semble pas impressionner le chef de l'exécutif : " Sterke Jan " campe pour le moment sur ses positions et projette de faire approuver ses mesures budgétaires par le parlement flamand le 19 décembre. Dès 2020, celles-ci entreront alors en vigueur. Reste à voir si la " semaine de feux d'artifice " ne fera pas place à toute une année explosive.