Cette liste, propriété de Thomson Reuters, est utilisée dans 170 pays par toutes les grandes banques et plus de 6.000 autres entreprises afin d'identifier les clients, postulants et partenaires d'affaires présentant un risque: des personnes étiquetées par exemple comme "politiquement sensibles" ou liées à des dossiers de criminalité ou de terrorisme.

"Une enquête du Tijd et d'organes de presse de cinq autres pays dévoile cependant que nombre de ces personnes, dont beaucoup de Belges, se trouvent à tort sur la liste, qui regorge d'erreurs. Ainsi apparaissent, dans la catégorie 'Terrorisme', des Belges ayant été acquittés ou n'ayant jamais été poursuivis pour de tels faits. La Ligue des musulmans de Belgique y figurait également, elle qui a maintes fois condamné la violence. La juge bruxelloise Christine Schurmans a quant à elle atterri erronément sur la liste 'Criminalité financière'", explique L'Echo.

"Seulement une des nombreuses sources" (Febelfin)

La 'plus longue liste noire au monde' de World-Check, sur laquelle près de 16.000 Belges et résidents en Belgique figurent, est "seulement une des nombreuses sources que les grandes banques belges utilisent afin d'identifier si leurs clients ont un profil à risque", a réagi samedi la porte-parole de la fédération sectorielle Febelfin.

Plusieurs organes de presse, dont le journal De Tijd, ont mis la main sur la liste noire de World-Check. Pas moins de 15.833 Belges sont présents sur cette liste mais nombre d'entre eux s'y retrouvent à tort. Les grands banques belges, telles que KBC-CBC, BNP Paribas Fortis, Belfius et ING utilisent cette liste lorsqu'elles veulent évaluer si leurs clients ou partenaires d'affaires présentent un risque. Elles peuvent alors décider d'exclure certains clients. "La liste est seulement une des nombreuses sources que les banques utilisent pour identifier les clients avec un profil à risque. Elles se renseignent également auprès de l'Etat belge", a souligné Isabelle Marchand. Selon Febelfin, les banques réalisent par ailleurs, de leur propre chef, une enquête afin d'estimer si leurs clients présentent un risque. "Ce n'est pas parce que vous figurez sur l'une de ces listes noires, que vous êtes automatiquement exclus en tant que client", précise Mme marchand. Le président de la commission Vie privée, Willem De Beuckelaere, discutera prochainement de la question avec les banques. La société World-Check a, elle, encouragé toute personne se trouvant par erreur sur la liste à la contacter.

Cette liste, propriété de Thomson Reuters, est utilisée dans 170 pays par toutes les grandes banques et plus de 6.000 autres entreprises afin d'identifier les clients, postulants et partenaires d'affaires présentant un risque: des personnes étiquetées par exemple comme "politiquement sensibles" ou liées à des dossiers de criminalité ou de terrorisme. "Une enquête du Tijd et d'organes de presse de cinq autres pays dévoile cependant que nombre de ces personnes, dont beaucoup de Belges, se trouvent à tort sur la liste, qui regorge d'erreurs. Ainsi apparaissent, dans la catégorie 'Terrorisme', des Belges ayant été acquittés ou n'ayant jamais été poursuivis pour de tels faits. La Ligue des musulmans de Belgique y figurait également, elle qui a maintes fois condamné la violence. La juge bruxelloise Christine Schurmans a quant à elle atterri erronément sur la liste 'Criminalité financière'", explique L'Echo. "Seulement une des nombreuses sources" (Febelfin)La 'plus longue liste noire au monde' de World-Check, sur laquelle près de 16.000 Belges et résidents en Belgique figurent, est "seulement une des nombreuses sources que les grandes banques belges utilisent afin d'identifier si leurs clients ont un profil à risque", a réagi samedi la porte-parole de la fédération sectorielle Febelfin. Plusieurs organes de presse, dont le journal De Tijd, ont mis la main sur la liste noire de World-Check. Pas moins de 15.833 Belges sont présents sur cette liste mais nombre d'entre eux s'y retrouvent à tort. Les grands banques belges, telles que KBC-CBC, BNP Paribas Fortis, Belfius et ING utilisent cette liste lorsqu'elles veulent évaluer si leurs clients ou partenaires d'affaires présentent un risque. Elles peuvent alors décider d'exclure certains clients. "La liste est seulement une des nombreuses sources que les banques utilisent pour identifier les clients avec un profil à risque. Elles se renseignent également auprès de l'Etat belge", a souligné Isabelle Marchand. Selon Febelfin, les banques réalisent par ailleurs, de leur propre chef, une enquête afin d'estimer si leurs clients présentent un risque. "Ce n'est pas parce que vous figurez sur l'une de ces listes noires, que vous êtes automatiquement exclus en tant que client", précise Mme marchand. Le président de la commission Vie privée, Willem De Beuckelaere, discutera prochainement de la question avec les banques. La société World-Check a, elle, encouragé toute personne se trouvant par erreur sur la liste à la contacter.