La procédure actuelle prévoit qu'une seule porte, celle occupée par l'accompagnateur de train, reste ouverte lors du démarrage du convoi après le signal de départ donné par l'accompagnateur. Du coup, certains passagers tentent encore de monter à bord après le signal de départ, agressant parfois l'accompagnateur si celui-ci refuse l'accès au train. Les passagers qui tentent tout de même de monter à bord risquent une amende de 50 euros.
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La procédure actuelle prévoit qu'une seule porte, celle occupée par l'accompagnateur de train, reste ouverte lors du démarrage du convoi après le signal de départ donné par l'accompagnateur. Du coup, certains passagers tentent encore de monter à bord après le signal de départ, agressant parfois l'accompagnateur si celui-ci refuse l'accès au train. Les passagers qui tentent tout de même de monter à bord risquent une amende de 50 euros. Comme le rappelle De Morgen, en mai 2009, un accompagnateur de train se blessait grièvement en gare de Dinant. Un voyageur avait tenté monter à bord trop tard et l'accompagnateur et lui se sont retrouvés sous le train. L'accompagnateur a dû être amputé des deux jambes, et le passager d'une partie du pied. Après l'accident, les syndicats ont exigé une solution pour le moment de battement entre le départ du train et la fermeture de la dernière porte.Suite à l'accident, la SNCB s'est mis à réfléchir à des solutions. Depuis 2013, elle oeuvrait à un nouveau système technologique baptisé DICE, Departure in a Controlled Environment. Cette procédure impliquait que l'accompagnateur donne un signal à la cabine d'aiguillage qui fermerait toutes les portes, sauf la sienne. Ensuite, il donnerait un nouveau signal et la cabine d'aiguillage vérifierait si le train peut démarrer. En cas de feu vert, la dernière porte se fermerait et le train pourrait partir. Malgré son coût de 11 millions d'euros, la direction a décidé en septembre dernier de renoncer au projet.Solution simple La solution retenue aujourd'hui est beaucoup plus simple : dès que l'accompagnateur de train siffle le départ, toutes les portes se ferment et le train démarre. Interrogé par De Morgen, le spécialiste des chemins de fer Herman Welter explique que c'est d'une logique implacable. "Il n'y aura plus de discussions. Cela prouve que par le passé la SNCB a jeté beaucoup d'argent du contribuable par les fenêtres."On ignore ce qu'il est advenu des 11 millions d'euros dépensés pour le projet DICE. À la Chambre, le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) a déclaré que ces deux dernières années une dizaine de collaborateurs de la SNCB ont travaillé au projet. Il a ajouté qu'une partie des investissements pourraient probablement être réutilisés pour le nouveau projet, mais ne peut dire lesquels.Selon De Morgen, il se pourrait que la SNCB ait engagé des consultants, mais personne n'est au courant d'appel d'offres. Elle aurait aussi acheté un certain nombre de systèmes, entre autres des plaquettes métalliques à installer dans les automotrices et destinées à envoyer les signaux DICE.