Le secteur des véhicules motorisés est une vache à lait pour l'Etat. Les différentes taxes automobiles rapportent, en Belgique, plus de 20 milliards d'euros par an aux pouvoirs publics fédéral et régionaux, selon une estimation de la Febiac, la fédération du secteur. Les accises sur l'essence et le diesel garnissent à el...

Le secteur des véhicules motorisés est une vache à lait pour l'Etat. Les différentes taxes automobiles rapportent, en Belgique, plus de 20 milliards d'euros par an aux pouvoirs publics fédéral et régionaux, selon une estimation de la Febiac, la fédération du secteur. Les accises sur l'essence et le diesel garnissent à elles seules les caisses de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. L'électrification des voitures de société va largement changer la donne. Les rentrées engendrées par les accises et la TVA sur les carburants essence et diesel vont chuter. De plus, à fiscalité inchangée, les voitures de société électriques seront déductibles à 100%, ce qui constituera un sérieux manque à gagner pour le Trésor public. Peut-être seront-elles aussi exemptées des taxes de circulation et de mise en circulation, comme c'est déjà le cas en Flandre."Le gouvernement tiendra compte de l'incidence de cette transition sur les finances publiques", prévient, sans plus de précision, l'accord de la coalition Vivaldi. Les sociétés de leasing réclament un cadre fiscal stable pour pouvoir apporter des solutions claires aux entreprises. Chez Renta, on s'inquiète d'une réduction, une fois le basculement vers la voiture 100% électrique amorcé, des avantages fiscaux accordés à ces modèles. "C'est déjà le cas aux Pays-Bas, signale Frank Van Gool, le patron la fédération des loueurs de voitures. A terme, cette évolution est inéluctable, mais si le gouvernement veut favoriser la transition, il ne faudrait pas qu'il nous fasse la surprise d'augmenter dans quelques années la fiscalité sur les modèles électriques."