Le réseau électrique belge peut supporter l'alimentation d'environ 1 million de voitures électriques, voire 1,5 million, selon Synergrid, la fédération belge des gestionnaires de réseaux de distribution. Il a donc la capacité d'absorber les quelque 600 000 voitures de société appelées à devenir électriques entre 2026 et 2030. Toutefois, ...

Le réseau électrique belge peut supporter l'alimentation d'environ 1 million de voitures électriques, voire 1,5 million, selon Synergrid, la fédération belge des gestionnaires de réseaux de distribution. Il a donc la capacité d'absorber les quelque 600 000 voitures de société appelées à devenir électriques entre 2026 et 2030. Toutefois, la sortie programmée du nucléaire fait craindre de possibles ruptures de production et de distribution d'électricité à partir de l'hiver 2022-2023. A cela s'ajoute la vétusté du réseau belge. "Je ne suis pas trop inquiet pour la sécurité d'approvisionnement au niveau national, confie Pierre Courbe (Inter-Environnement Wallonie). Mais il y a des risques de couacs de distribution à l'échelle locale." Frank Van Gool (Renta) interroge: "Que fera-t-on pour les 10% de conducteurs qui habitent un quartier où le réseau est inadapté? C'est pourquoi nous plaidons pour que les voitures de société à moteur hybride bénéficient d'une période de transition au-delà de 2026.""Une hausse importante du prix de l'électricité est à craindre ces prochaines années, de même qu'une pénurie ponctuelle d'énergie, intervient Joost Kaesemans (Febiac). Principal souci: presque tous les ménages voudront recharger leur voiture électrique au même moment, en début de soirée, au retour du travail. S'ils lancent également leurs machines à laver, fours à micro-ondes et autres appareils électriques, le pic de consommation sera très élevé. Pour l'éviter, le chargement de la batterie devra impérativement se faire plus tard, en pleine nuit. Cela passe par l'installation de compteurs intelligents, qui prendront en compte les habitudes de vie et de déplacement des citoyens."