Un frein important à l'acquisition par les entreprises d'un BEV (Battery Electric Vehicle): le rayon d'action de la voiture. Il pourrait s'avérer trop réduit pour les délégués commerciaux et autres "gros rouleurs", même si l'autonomie moyenne des batteries des véhicules électriques tend à augmenter: 300 à 450 kilomètres par ...

Un frein important à l'acquisition par les entreprises d'un BEV (Battery Electric Vehicle): le rayon d'action de la voiture. Il pourrait s'avérer trop réduit pour les délégués commerciaux et autres "gros rouleurs", même si l'autonomie moyenne des batteries des véhicules électriques tend à augmenter: 300 à 450 kilomètres par recharge actuellement. Le temps de charge d'une batterie - d'une demi-heure à dix heures - est, par ailleurs, plus long qu'un plein de voiture classique.A ces handicaps s'ajoutent l'inertie des mentalités - pas simple pour la société de changer de paradigme - et, selon certains, l'insuffisance d'incitants fiscaux (bonus écologique, primes de conversion...) en Belgique. En France et en Allemagne, les pouvoirs publics ont consenti de gros efforts et les primes à l'achat ont encore été élargies et augmentées dans le cadre des plans de relance économiques anticrise. "Les pouvoirs publics n'ont pas à utiliser le budget mobilité pour octroyer de telles primes, estime toutefois Pierre Courbe (Inter-Environnement Wallonie). Leur priorité doit être le financement de l'extension du réseau des transports en commun pour répondre aux besoins criants en matière de déplacements." En Belgique, le prix d'achat des véhicules électriques est déductible à 100% depuis le 1er janvier 2020, au lieu de 120% auparavant. La Région flamande a supprimé la prime zéro émission offerte depuis 2016 pour encourager l'achat d'une voiture électrique. En revanche, elle exempte les propriétaires de ces véhicules de la taxe de mise en circulation et de la taxe de circulation, geste non consenti par les deux autres Régions.