Nous sommes en 1998. Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud est alors régent d'Arabie Saoudite, endossant le rôle de son frère Fahd, malade. En septembre, il est de passage en Écosse, au château de Balmoral, résidence de la famille royale britannique dans laquelle la reine aime passer du temps. Au cours du déjeuner, celle-ci propose au prince héritier de l'emmener faire un tour en voiture: la propriété qui s'étend sur 200 km² vaut le détour.

D'abord hésitant, Abdallah se fait sermonner par son ministre des affaires étrangères et finit par accepter. Monte dans la Land Rover royale, s'installe du côté passager alors que son traducteur monte à l'arrière. Chris Doyle, diplomate britannique proche de la reine à l'époque raconte la suite de la scène dans ses mémoires: "À sa grande surprise, la reine est montée sur le siège conducteur, allume le moteur et part. Les femmes n'ont pas -encore- le droit de conduire en Arabie Saoudite, et Abdallah n'avait pas l'habitude d'être emmenée par une femme, encore moins par une reine.

Il poursuit: "Sa nervosité va alors croître alors que la reine, une conductrice de l'armée lors de la Seconde Guerre mondiale (elle avait reçu à l'époque un entrainement en mécanique, comme le rappelle Konbini), a commencé à aller plus vite, avec le Land Rover, le long des routes écossaises étroites, n'arrêtant pas de parler. Bien que le traducteur et le prince hériter ont imploré la reine de ralentir et de se concentrer sur la route."

Comme le rappelait récemment Sophia Aram dans une chronique sur France Inter, si les femmes ont le droit de vote en Arabie Saoudite depuis 2011, elles ne sont toujours pas autorisées à conduire. On se souvient en outre d'une scène similaire dans le film The Queen de Stephen Frears, mais sans le roi Abdallah... La séquence ci-dessous montre quant à elle la vraie Elisabeth II au volant de sa Land Rover, dans le documentaire Elizabeth R de la BBC (1992).

Nous sommes en 1998. Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud est alors régent d'Arabie Saoudite, endossant le rôle de son frère Fahd, malade. En septembre, il est de passage en Écosse, au château de Balmoral, résidence de la famille royale britannique dans laquelle la reine aime passer du temps. Au cours du déjeuner, celle-ci propose au prince héritier de l'emmener faire un tour en voiture: la propriété qui s'étend sur 200 km² vaut le détour. D'abord hésitant, Abdallah se fait sermonner par son ministre des affaires étrangères et finit par accepter. Monte dans la Land Rover royale, s'installe du côté passager alors que son traducteur monte à l'arrière. Chris Doyle, diplomate britannique proche de la reine à l'époque raconte la suite de la scène dans ses mémoires: "À sa grande surprise, la reine est montée sur le siège conducteur, allume le moteur et part. Les femmes n'ont pas -encore- le droit de conduire en Arabie Saoudite, et Abdallah n'avait pas l'habitude d'être emmenée par une femme, encore moins par une reine. Il poursuit: "Sa nervosité va alors croître alors que la reine, une conductrice de l'armée lors de la Seconde Guerre mondiale (elle avait reçu à l'époque un entrainement en mécanique, comme le rappelle Konbini), a commencé à aller plus vite, avec le Land Rover, le long des routes écossaises étroites, n'arrêtant pas de parler. Bien que le traducteur et le prince hériter ont imploré la reine de ralentir et de se concentrer sur la route."Comme le rappelait récemment Sophia Aram dans une chronique sur France Inter, si les femmes ont le droit de vote en Arabie Saoudite depuis 2011, elles ne sont toujours pas autorisées à conduire. On se souvient en outre d'une scène similaire dans le film The Queen de Stephen Frears, mais sans le roi Abdallah... La séquence ci-dessous montre quant à elle la vraie Elisabeth II au volant de sa Land Rover, dans le documentaire Elizabeth R de la BBC (1992).