En effet, si les SUV sont aussi populaires auprès de toutes les catégories d'âge, c'est parce qu'ils peuvent se montrer compacts ou de grande taille, à deux ou quatre roues motrices, à motorisation essence ou diesel, hybrides et même entièrement électriques.

Les ventes se sont accélérées avec l'arrivée de SUV compacts comme ce Renault Captur.

Les SUV sont particulièrement populaires auprès des plus de 55 ans, une population toujours plus importante. En 2020, 1 automobiliste sur 3 aura plus de 60 ans. Et avec cette génération, les SUV ont encore de beaux jours devant eux.

Si les ventes de voitures stagnent globalement en Europe, les parts de marché des SUV augmentent d'année en année. La barre magique des 30 % a été récemment franchie. Il ne faut plus parler d'une tendance mais bien d'un phénomène. Par ailleurs difficile à comprendre et à expliquer. Un SUV est cher à l'achat et à l'entretien, est lourd, consomme plus et s'avère moins pratique qu'un break ou un monovolume. D'un côté, nous nous soucions de l'avenir de notre planète et, de l'autre, nous fermons les yeux sur les désavantages des SUV et leur impact négatif sur la qualité de l'air et la santé publique.

BORN IN THE USA

L'histoire des tout-terrain remonte à la Jeep Willys.

L'histoire des tout-terrain remonte évidemment à la Deuxième Guerre mondiale et à la fameuse Jeep Willys de l'armée américaine. John Willys et Charles Knight avaient alors remporté l'appel d'offres de la US Army avec leur projet de véhicule tout-terrain léger. Vedette d'innombrables films de guerre, la Jeep allait devenir légendaire.

Les trois lettres SUV signifient Sports Utility Vehicle. Ce terme, provenant lui aussi des Etats-Unis, a été inventé par un collaborateur de l'agence de publicité réputée Saatchi & Saatchi afin de permettre de distinguer un gros Nissan Patrol des années 70 d'un plus svelte Toyota RAV4 des années 90. Toyota affirme avoir montré la voie, proposant une version légère de ces gros tout-terrain importés depuis les années 60 du Japon et des Etats-Unis.

PAS FAITS POUR LE TOUT-TERRAIN

Si ces gros tout-terrain sont demeurés un produit de niche en Europe, le SUV est devenu sans conteste la star du marché. Et son ascension a été fulgurante, passant de 11,5 % de parts de marché en 2014 à environ 30 % au début de cette année. Aujourd'hui, 1 voiture neuve sur 3, vendue dans notre pays, est un SUV.

Cette croissance explosive s'explique par les avantages des SUV. Grâce à une position d'assise surélevée, ils offrent une bonne vision sur la circulation, générant ainsi un sentiment de sécurité. Entrer dans un SUV et en sortir est également aisé, ce qui justifie sa popularité auprès des femmes et des plus de 55 ans. 7 conducteurs de SUV sur 10 auraient ainsi plus de 55 ans. Et 90 % des acheteurs de SUV choisissent, à nouveau, pour leur prochain achat, un SUV. 40 % des propriétaires de berlines ou de breaks affirment vouloir passer au SUV.

Les ventes se sont accélérées avec l'arrivée de SUV compacts comme les Opel Mokka, Peugeot 2008 et Renault Captur. Ceux-ci sont dérivés de berlines, offrant une garde au sol rehaussée. Sur le plan technique, ils ne diffèrent guère des modèles de base et disposent, pour les trois-quarts, d'une transmission aux seules roues avant. Ils ne sont donc pas adaptés au tout-terrain.

LA CONCURRENCE EST FÉROCE

Si c'était le cas voici une quinzaine d'années, les marques japonaises ne dominent plus le marché des SUV. Les constructeurs européens et sud-coréens ont mis un terme à l'hégémonie japonaise. Dans le segment de prix supérieur, Audi, BMW, Mercedes, Range Rover et Volvo dominent le marché. Les constructeurs traditionnels de voitures de sport tels que Jaguar, Porsche et Maserati vendent désormais deux fois plus de SUV que de voitures de sport. Même des marques exclusives comme Bentley, Lamborghini et Rolls-Royce ont intégré un SUV dans leur gamme. Ferrari est la suivante.

Porsche Cayenne E-Hybrid. L'adieu au diesel.

La popularité des SUV est même tellement importante que les marques ne disposant pas de ce type de modèle n'ont quasiment plus aucune chance de survivre. Et plus les SUV seront nombreux sur les routes, plus la concurrence fera rage entre les marques et plus les prix seront compétitifs.

QUELLE MOTORISATION ?

De par la nature même de son concept, un SUV consomme plus qu'un break ou un monovolume comparable. Sa résistance aérodynamique s'avère plus importante et il se montre (beaucoup) plus lourd. Un Hyundai Kona électrique pèse quasiment 500 kg de plus qu'une version classique à moteur essence. Ce surpoids nuit à la consommation mais aussi à la tenue de route et au confort.

Depuis le Dieselgate, le débat fait rage aussi sur la motorisation la plus adaptée aux SUV. Essence, diesel, électrique ou une motorisation combinant l'essence et l'électricité ? À titre d'illustration, la consommation normalisée officielle NEDC pour une Porsche Cayenne Turbo est de 11,7 l/100 km alors qu'elle est de 3,2 l/100 km pour une Porsche S E-Hybrid. Inutile de mentionner la consommation du Cayenne diesel puisqu'il a disparu du catalogue à la suite du fameux Dieselgate.

Dans le segment de prix supérieur, Audi, BMW (photo), Mercedes, Range Rover et Volvo dominent le marché.

D'autres constructeurs ont pris le même genre de décision alors que les diesels de nouvelle génération demeurent un choix totalement sensé pour les grands SUV. Un diesel consomme en moyenne un quart de carburant en moins, émettant moins de CO2 qu'un moteur à essence, et ces modèles sont beaucoup plus légers qu'une version hybride rechargeable. En principe, les modèles hybrides rechargeables sont les plus respectueux de l'environnement, à la condition toutefois d'être branchés chaque soir sur le secteur pour être rechargés. Cette discipline ne concerne cependant qu'une minorité des propriétaires. Une part non négligeable de son caractère respectueux de l'environnement est donc galvaudée et c'est surtout sur le plan fiscal qu'un véhicule hybride rechargeable s'avère intéressant. Mais pour combien de temps encore ?

La motorisation 100 % électrique est sans la moindre discussion, et à tous les égards, le mode de propulsion le plus respectueux de l'environnement. Mais il a son prix. L'autonomie réduite demeure évidemment un problème et le réseau de bornes demeure insuffisant. Ce serait une question de temps et de volonté politique au niveau supranational, celle-ci faisant encore défaut. Même dans un petit pays comme la Belgique, les politiques diffèrent massivement entre la Flandre et la Wallonie.

Mais chaque problème a sa solution. En attendant, les ventes de SUV continuent à s'envoler et l'offre s'élargit dans toutes les catégories de prix. Sur le marché, il existe donc un SUV pour chacun d'entre vous.

En effet, si les SUV sont aussi populaires auprès de toutes les catégories d'âge, c'est parce qu'ils peuvent se montrer compacts ou de grande taille, à deux ou quatre roues motrices, à motorisation essence ou diesel, hybrides et même entièrement électriques. Les SUV sont particulièrement populaires auprès des plus de 55 ans, une population toujours plus importante. En 2020, 1 automobiliste sur 3 aura plus de 60 ans. Et avec cette génération, les SUV ont encore de beaux jours devant eux.Si les ventes de voitures stagnent globalement en Europe, les parts de marché des SUV augmentent d'année en année. La barre magique des 30 % a été récemment franchie. Il ne faut plus parler d'une tendance mais bien d'un phénomène. Par ailleurs difficile à comprendre et à expliquer. Un SUV est cher à l'achat et à l'entretien, est lourd, consomme plus et s'avère moins pratique qu'un break ou un monovolume. D'un côté, nous nous soucions de l'avenir de notre planète et, de l'autre, nous fermons les yeux sur les désavantages des SUV et leur impact négatif sur la qualité de l'air et la santé publique. L'histoire des tout-terrain remonte évidemment à la Deuxième Guerre mondiale et à la fameuse Jeep Willys de l'armée américaine. John Willys et Charles Knight avaient alors remporté l'appel d'offres de la US Army avec leur projet de véhicule tout-terrain léger. Vedette d'innombrables films de guerre, la Jeep allait devenir légendaire. Les trois lettres SUV signifient Sports Utility Vehicle. Ce terme, provenant lui aussi des Etats-Unis, a été inventé par un collaborateur de l'agence de publicité réputée Saatchi & Saatchi afin de permettre de distinguer un gros Nissan Patrol des années 70 d'un plus svelte Toyota RAV4 des années 90. Toyota affirme avoir montré la voie, proposant une version légère de ces gros tout-terrain importés depuis les années 60 du Japon et des Etats-Unis. Si ces gros tout-terrain sont demeurés un produit de niche en Europe, le SUV est devenu sans conteste la star du marché. Et son ascension a été fulgurante, passant de 11,5 % de parts de marché en 2014 à environ 30 % au début de cette année. Aujourd'hui, 1 voiture neuve sur 3, vendue dans notre pays, est un SUV. Cette croissance explosive s'explique par les avantages des SUV. Grâce à une position d'assise surélevée, ils offrent une bonne vision sur la circulation, générant ainsi un sentiment de sécurité. Entrer dans un SUV et en sortir est également aisé, ce qui justifie sa popularité auprès des femmes et des plus de 55 ans. 7 conducteurs de SUV sur 10 auraient ainsi plus de 55 ans. Et 90 % des acheteurs de SUV choisissent, à nouveau, pour leur prochain achat, un SUV. 40 % des propriétaires de berlines ou de breaks affirment vouloir passer au SUV. Les ventes se sont accélérées avec l'arrivée de SUV compacts comme les Opel Mokka, Peugeot 2008 et Renault Captur. Ceux-ci sont dérivés de berlines, offrant une garde au sol rehaussée. Sur le plan technique, ils ne diffèrent guère des modèles de base et disposent, pour les trois-quarts, d'une transmission aux seules roues avant. Ils ne sont donc pas adaptés au tout-terrain. Si c'était le cas voici une quinzaine d'années, les marques japonaises ne dominent plus le marché des SUV. Les constructeurs européens et sud-coréens ont mis un terme à l'hégémonie japonaise. Dans le segment de prix supérieur, Audi, BMW, Mercedes, Range Rover et Volvo dominent le marché. Les constructeurs traditionnels de voitures de sport tels que Jaguar, Porsche et Maserati vendent désormais deux fois plus de SUV que de voitures de sport. Même des marques exclusives comme Bentley, Lamborghini et Rolls-Royce ont intégré un SUV dans leur gamme. Ferrari est la suivante. La popularité des SUV est même tellement importante que les marques ne disposant pas de ce type de modèle n'ont quasiment plus aucune chance de survivre. Et plus les SUV seront nombreux sur les routes, plus la concurrence fera rage entre les marques et plus les prix seront compétitifs. De par la nature même de son concept, un SUV consomme plus qu'un break ou un monovolume comparable. Sa résistance aérodynamique s'avère plus importante et il se montre (beaucoup) plus lourd. Un Hyundai Kona électrique pèse quasiment 500 kg de plus qu'une version classique à moteur essence. Ce surpoids nuit à la consommation mais aussi à la tenue de route et au confort. Depuis le Dieselgate, le débat fait rage aussi sur la motorisation la plus adaptée aux SUV. Essence, diesel, électrique ou une motorisation combinant l'essence et l'électricité ? À titre d'illustration, la consommation normalisée officielle NEDC pour une Porsche Cayenne Turbo est de 11,7 l/100 km alors qu'elle est de 3,2 l/100 km pour une Porsche S E-Hybrid. Inutile de mentionner la consommation du Cayenne diesel puisqu'il a disparu du catalogue à la suite du fameux Dieselgate. D'autres constructeurs ont pris le même genre de décision alors que les diesels de nouvelle génération demeurent un choix totalement sensé pour les grands SUV. Un diesel consomme en moyenne un quart de carburant en moins, émettant moins de CO2 qu'un moteur à essence, et ces modèles sont beaucoup plus légers qu'une version hybride rechargeable. En principe, les modèles hybrides rechargeables sont les plus respectueux de l'environnement, à la condition toutefois d'être branchés chaque soir sur le secteur pour être rechargés. Cette discipline ne concerne cependant qu'une minorité des propriétaires. Une part non négligeable de son caractère respectueux de l'environnement est donc galvaudée et c'est surtout sur le plan fiscal qu'un véhicule hybride rechargeable s'avère intéressant. Mais pour combien de temps encore ? La motorisation 100 % électrique est sans la moindre discussion, et à tous les égards, le mode de propulsion le plus respectueux de l'environnement. Mais il a son prix. L'autonomie réduite demeure évidemment un problème et le réseau de bornes demeure insuffisant. Ce serait une question de temps et de volonté politique au niveau supranational, celle-ci faisant encore défaut. Même dans un petit pays comme la Belgique, les politiques diffèrent massivement entre la Flandre et la Wallonie. Mais chaque problème a sa solution. En attendant, les ventes de SUV continuent à s'envoler et l'offre s'élargit dans toutes les catégories de prix. Sur le marché, il existe donc un SUV pour chacun d'entre vous.