Nonante ans d'enchères

Anvers, 1930, Salomon Izaak Troostwijk lance ses enchères. Aujourd'hui, Troostwijk Auctions est "le plus grand hôtel de ventes B to B d'Europe". Via sa plateforme digitale, la société aligne par an 3.000 ventes en ligne attirant les acheteurs de plus de 158 pays. Produits de faillites, de soldes, de matériel horeca, d'usines... Mais aussi engins de constructions et de terrassement. Le groupe européen aux 350 millions d'euros de chiffre d'affaires vient d'élargir son éventail d'enchères aux machines et matériels agricoles d'occasion, tracteurs en tête.

Première belle moisson

Le 16 décembre, Troostwijk Belgique a mené sa première séance d'enchères de grosses machines agricoles de minimum 30.000 euros. La vente a cartonné! Gros tracteurs, moissonneuses-batteuses et autres pulvérisatrices ont mobilisé les acheteurs de 66 pays, en majorité de l'Est (Moldavie, Pologne, Slovénie, Roumanie, etc.) mais aussi d'Australie, Irak, Iran, Turquie...

5 millions : en euros, le montant récolté par Troostwijk lors de sa première vente d'engins agricoles lourds le 16 décembre. 70% du stock proposé ce jour-là ont été écoulés dont une trentaine de tracteurs de minimum 30.000 euros comme prix de départ.

Tendance fertile

Très récentes, parfois quasi neuves, de grandes marques (Fendt, Massey Ferguson, John Deere), comment autant de machines de qualité se retrouvent déjà en vente? "Le secteur agricole connaît un plus grand turn-over de ses machines qu'avant, analyse Peter Lechat, manager machines heavy equipment de Troostwijk. Aujourd'hui, les distributeurs d'engins accordent d'excellentes conditions financières et de garanties mais sur seulement un à trois ans. Les agriculteurs belges préfèrent donc n'utiliser leurs machines que le temps de validité de leur garantie, puis les revendre. Cela signifie moins de frais de maintenance/entretien et le confort de jouir plus vite d'un nouvel engin. Constructeurs et distributeurs encouragent cette rotation accélérée de matériel agricole, qui se retrouve quasi neuf en vedette de nos nouvelles enchères, très courues par des agriculteurs d'autres pays", savoure Peter Lechat.

© photos pg

Cultiver les avantages

"Notre force de vente est énorme. Nous bossons avec près de 700 vendeurs et les grands distributeurs qui alimentent nos deux stocks d'engins d'occasion, un à Deinze l'autre à Melreux", explique Peter Lechat. Trois avantages seraient la clé de leur formule d'enchères à succès. "Primo, nous stockons chaque machine, la mettons rapidement aux enchères et la vendons en moyenne dans les trois semaines. Le vendeur reçoit ensuite son argent après un mois. Deuxièmement, la commission sur la vente devrait être de 17%. Nous la fixons à seulement 5 à 8% de frais. Ces frais réduits permettent au vendeur d'augmenter son prix et donc le fruit de sa vente. Tertio, Troostwijk est une plateforme internationalement réputée et d'accès gratuit à un maximum d'acheteurs et visiteurs. A chaque vente, quelque 5.000 personnes sont en ligne."

Anvers, 1930, Salomon Izaak Troostwijk lance ses enchères. Aujourd'hui, Troostwijk Auctions est "le plus grand hôtel de ventes B to B d'Europe". Via sa plateforme digitale, la société aligne par an 3.000 ventes en ligne attirant les acheteurs de plus de 158 pays. Produits de faillites, de soldes, de matériel horeca, d'usines... Mais aussi engins de constructions et de terrassement. Le groupe européen aux 350 millions d'euros de chiffre d'affaires vient d'élargir son éventail d'enchères aux machines et matériels agricoles d'occasion, tracteurs en tête. Le 16 décembre, Troostwijk Belgique a mené sa première séance d'enchères de grosses machines agricoles de minimum 30.000 euros. La vente a cartonné! Gros tracteurs, moissonneuses-batteuses et autres pulvérisatrices ont mobilisé les acheteurs de 66 pays, en majorité de l'Est (Moldavie, Pologne, Slovénie, Roumanie, etc.) mais aussi d'Australie, Irak, Iran, Turquie... Très récentes, parfois quasi neuves, de grandes marques (Fendt, Massey Ferguson, John Deere), comment autant de machines de qualité se retrouvent déjà en vente? "Le secteur agricole connaît un plus grand turn-over de ses machines qu'avant, analyse Peter Lechat, manager machines heavy equipment de Troostwijk. Aujourd'hui, les distributeurs d'engins accordent d'excellentes conditions financières et de garanties mais sur seulement un à trois ans. Les agriculteurs belges préfèrent donc n'utiliser leurs machines que le temps de validité de leur garantie, puis les revendre. Cela signifie moins de frais de maintenance/entretien et le confort de jouir plus vite d'un nouvel engin. Constructeurs et distributeurs encouragent cette rotation accélérée de matériel agricole, qui se retrouve quasi neuf en vedette de nos nouvelles enchères, très courues par des agriculteurs d'autres pays", savoure Peter Lechat. "Notre force de vente est énorme. Nous bossons avec près de 700 vendeurs et les grands distributeurs qui alimentent nos deux stocks d'engins d'occasion, un à Deinze l'autre à Melreux", explique Peter Lechat. Trois avantages seraient la clé de leur formule d'enchères à succès. "Primo, nous stockons chaque machine, la mettons rapidement aux enchères et la vendons en moyenne dans les trois semaines. Le vendeur reçoit ensuite son argent après un mois. Deuxièmement, la commission sur la vente devrait être de 17%. Nous la fixons à seulement 5 à 8% de frais. Ces frais réduits permettent au vendeur d'augmenter son prix et donc le fruit de sa vente. Tertio, Troostwijk est une plateforme internationalement réputée et d'accès gratuit à un maximum d'acheteurs et visiteurs. A chaque vente, quelque 5.000 personnes sont en ligne."