Pour rester maniable en ville, l'Evoque ne grandit pas (4,37 m de long en cinq portes ; on ne parle plus de trois portes ni de cabrio). Mais à bord, il passe à l'ère numérique, s'offrant jusqu'à trois écrans multifonction : deux au centre et un derrière le volant. Hélas, la navigation dans les menus est complexe et lente.
...

Pour rester maniable en ville, l'Evoque ne grandit pas (4,37 m de long en cinq portes ; on ne parle plus de trois portes ni de cabrio). Mais à bord, il passe à l'ère numérique, s'offrant jusqu'à trois écrans multifonction : deux au centre et un derrière le volant. Hélas, la navigation dans les menus est complexe et lente. Si la qualité de la finition n'égale pas les standards allemands, l'Evoque se démarque toutefois par son ambiance intérieure très originale. Le coffre est généreux et l'espace arrière pour les jambes, très correct. Sous le capot, pas de six cylindres, mais des deux litres à quatre cylindres, essence (200, 249 et 300 ch) ou diesel (150, 180 et 240 ch). Malgré sa nouvelle structure, cet Evoque frôle les deux tonnes à la pesée ! Ce n'est donc pas le plus agile du segment, mais le compromis confort/tenue de route est très satisfaisant. La consommation est par contre élevée, malgré le système de micro-hybridation (l'énergie dissipée au freinage est transformée en électricité servant à donner un coup de boost à l'accélération). Une version hybride à batterie rechargeable sur secteur ( plug-in) arrivera en fin d'année. En attendant, on opte pour l'essence, le moteur diesel étant un brin grognon à l'accélération. Quant à la boîte automatique à neuf rapports, elle est douce mais peu réactive. Les options sont dans l'air du temps (sellerie en matériaux recyclés, rétroviseur intérieur digital avec caméra, etc.), mais rehaussent un tarif déjà élevé au départ (de 38.600 à 68.800 euros). Une critique que tempéreront les citadins trendy et aisés, à qui cet Evoque est tout destiné. Par Olivier Maloteaux.