Syrie: l'aide a du mal à atteindre 4,7 millions de personnes

21/06/14 à 02:08 - Mise à jour à 02:08

Source: Le Vif

(Belga) Le nombre de Syriens que les organisations humanitaires ont du mal à atteindre est passé de 3,5 à 4,7 millions, estime le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans un rapport transmis vendredi au Conseil de sécurité.

Syrie: l'aide a du mal à atteindre 4,7 millions de personnes

Dans son quatrième rapport sur le sujet, qui couvre la période du 20 mai au 17 juin, M. Ban constate qu'il "n'y a eu aucune amélioration de l'accès humanitaire à toutes les personnes qui ont besoin de secours en Syrie, en particulier celles qui se trouvent dans des zones difficiles à atteindre". "La situation humanitaire a encore empiré", souligne le rapport. Il chiffre désormais à 10,8 millions au total le nombre de Syriens ayant besoin de secours, dont 6,4 millions de personnes déplacées, soit une augmentation de 17% (ou 1,5 million) par rapport aux précédentes estimations. "Le chiffre de 3,5 millions évoqué jusqu'à présent pour les personnes résidant dans des zones difficiles ou impossibles à atteindre pour les acteurs humanitaires a aussi augmenté, et se situe sans doute maintenant à 4,7 millions", écrit M. Ban. Près de 241.000 personnes restent assiégées, dont 196.000 par les forces gouvernementales, notamment dans le camp palestinien de Yarmouk et la Ghouta proches de Damas, et 45.000 par les groupes d'opposition à Nubal et Zahra. Pendant le mois écoulé, l'aide de l'ONU "n'est parvenue qu'à deux communautés assiégées, à Yarmouk et Douma", et au compte-goutte --respectivement à 1% et 7% de la population de ces zones. M. Ban déplore que Damas refuse toujours de laisser les convois humanitaires passer par les frontières de la Syrie avec la Turquie, l'Irak ou la Jordanie, comme le lui demandait la résolution 2139 du Conseil adopté en février. Constatant une nouvelle fois que cette résolution n'est pas respectée, il réitère sa demande au Conseil d'agir pour "sauver des vies et répondre aux besoins humanitaires urgents, où qu'ils se manifestent". Le Conseil doit examiner ce rapport le 26 juin. (Belga)

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