Une nouvelle piste pour expliquer les enlèvements extraterrestres ?

13/11/14 à 11:14 - Mise à jour à 11:14

Dans les années 1960, des milliers de témoignages, à travers le monde, font état de rencontres du troisième type. Surtout aux Etats-Unis. Ces contacts extraterrestres n'auraient rien à voir avec des êtres venus d'ailleurs.

Une nouvelle piste pour expliquer les enlèvements extraterrestres ?

Image d'illustration © iStock

Dans les années 1960, de nombreuses personnes sont persuadées qu'elles ont été enlevées par des extraterrestres avant d'être " relâchées". Souvent cette révélation a lieu lors de séances d'hypnose. Ce qui a fait croire à ceux qui en étaient victimes que les aliens avaient "effacé leur mémoire". L'une de ces expériences à bord d'une soucoupe volante devint même l'un des bestsellers de l'époque. Betty et Barney Hill racontent dans "The Interrupted Journey" leur voyage de deux heures à bord d'une soucoupe volante après qu'ils aient été enlevés sur une route isolée du New Hampshire précise le Courrier International.

Dans la revue Scientific American, Anne Skomorowsky, psychiatre au New York Presbyterian Hospital et professeure à la Columbia University, explique que Barney Hill n'a probablement jamais été enlevé par des extraterrestres. Il aurait plutôt subi les conséquences d'une mauvaise anesthésie générale qui n'aurait pas été assez bien dosée et qui aurait provoqué son réveil accidentel (ou un accès accidentel à l'état de conscience) en pleine opération. Ce moment traumatique serait revenu en forme de flash-back lors d'une séance d'hypnose. Plus qu'un simple hoax, les enlèvements d'extraterrestres pourraient bien être d'authentique recouvrement de mémoire traumatique.

La psychiatre s'appuie sur un rapport publié par le Royal College of Anaesthetists consacré aux réveils peropératoires et qui met en exergue les troubles psychologiques importants, et pour certains permanents, liés à ces derniers. Lorsque l'on se "réveille" en pleine opération, on ressent dans la plupart des cas une peur panique accompagnée d'un puissant sentiment d'impuissance. Plus de 40 % des personnes qui se sont accidentellement réveillées lors d'une opération en ont gardé des troubles traumatiques. Modéré pour certains, comme une haine subite du jazz, ou plus grave pour d'autres, déclarés invalides à cause du stress post-traumatique.

Si l'on faisait plus pour aider les personnes qui auraient subi ces expériences accidentelles de conscience, Skomorowsky pense qu'il y aurait bien moins de rencontres du troisième type. D'autant plus que l'expérience est nettement moins traumatisante si le patient comprend ce qu'il lui arrive et qu'on lui explique ce qu'il s'est produit. "Pour ceux qui ont l'impression d'avoir été enlevés, peu importe qu'ils aient raison ou tort du moment qu'ils se sentent mieux suite à cette croyance" précise Susan Clancy, auteur aux Harvard University Press dans The Blaze.com.

En savoir plus sur:

Nos partenaires