Sleep texting : un problème grandissant chez les ados

05/09/13 à 11:05 - Mise à jour à 11:05

Source: Le Vif

Vous le savez, les adolescents sont accros à leur portable. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'ils l'utilisent même en dormant. C'est ce qu'on appelle le sleep texting. Et ce phénomène n'est pas sans conséquence sur leur sommeil.

Sleep texting : un problème grandissant chez les ados

© Think Stock

"Il suffit que leur téléphone sonne pour que ces ados répondent mécaniquement", explique Elizabeth Dowdell, une professeure au département de médecine de l'université de Villanova (Etats-Unis) lors d'une interview pour CBS Philadelphie. Ces SMS somnambules peuvent être totalement cohérents mais sont souvent incompréhensibles. Dans tous les cas, ils ne se souviennent pas l'avoir envoyé le lendemain matin. "Cela peut être inapproprié", raconte la professeure américaine. "Une jeune fille qui contacte son ex-petit ami en écrivant 'Tu me manques. Je veux te voir', cela arrive, et ensuite, quand ils se réveillent, ils ne s'en souviennent pas."

Ce phénomène serait le résultat de notre mode de vie moderne. Grâce aux smartphones, nous sommes joignables à tout moment. David Cunnington, docteur au centre de troubles du sommeil de Melbourne, l'explique au Daily Mail : "C'est devenu tellement répandu de recevoir en permanence des messages, des e-mails ou des notifications sur son smartphone qu'il est de plus en plus difficile pour nous de séparer notre vie éveillée de notre sommeil".

Des nuits loin d'être reposantes

En moyenne, les adolescents ont besoin de dormir 8 à 10 heures par nuit. Mais l'utilisation du téléphone perturbe leur rythme : "Ils interrompent ce qui pourrait être une bonne nuit de sommeil au bout d'une heure et demi ou deux, pour répondre à un SMS ou parce que leur téléphone les démange", analyse Elisabeth Dowdell. Selon elle, ces nuits saccadées ne permettent pas de véritablement se reposer, ce qui augmente le risque d'obésité, de dépression ou de décrochage scolaire.

Pour lutter contre ce trouble du sommeil, les deux chercheurs prodiguent un seul conseil : ne pas dormir avec son GSM à côté de soi.

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