Les fruits et légumes contiennent des restes de pesticides

23/01/13 à 14:56 - Mise à jour à 14:56

Source: Le Vif

Près de 80 % des fruits et 60 % des légumes qui se trouvent en rayon en Belgique contiennent des restes de pesticides. Rarement plus que les taux autorisés par la loi, mais on trouve souvent des traces de plusieurs produits différents, selon des chiffres récents de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) rapportés par le magazine Eos.

Les fruits et légumes contiennent des restes de pesticides

© Thinkstock

L'AFSCA a réalisé, en 2011, 1.800 contrôles de routine sur des étals de fruits et légumes. Les dépassements de la norme légale sont rares: on a relevé sur 1,3 pc des fruits et 2,7 pc des légumes une quantité restante de pesticide trop élevée. Les infractions concernaient notamment certains fruits tropicaux et fruits rouges, des herbes fraîches et des piments.

Les produits contiennent souvent plusieurs résidus. Pour plus de 60 % des pommes, raisins, groseilles et salades contrôlés contenaient trois produits différents ou plus. Les pommes et poires contenaient en moyenne des traces de 3,5 produits différents et dans certains cas les résidus de huit pesticides différents. Sur un étal de fraises on a retrouvé jusqu'à 12 produits différents.

On ne connaît pas encore clairement l'effet que peut avoir la combinaison de toutes ces substances, indique le magazine Eos. Plusieurs substances peuvent avoir le même impact sur le corps, ou diminuer ou renforcer leurs effets. Les analyses de risques actuelles ne tiennent pas compte de ce possible effet cumulatif. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) travaille actuellement à une procédure afin d'en tenir compte à l'avenir.

Une concentration plus élevée que les normes légales ne signifie pas automatiquement qu'il y a un risque pour la santé. Pour chaque substance des dosages sont déterminés, qui sont rarement dépassés.

Certains experts se demandent toutefois si ces dosages dits "sûrs" protègent également suffisamment les enfants, les foetus et autres groupes fragiles, ajoute le magazine.

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