Des abeilles "zombies" découvertes aux États-Unis

30/01/14 à 15:20 - Mise à jour à 15:20

Source: Le Vif

C'est la première fois que l'on rencontre le spécimen à l'est des États-Unis. L'automne dernier, un apiculteur du Vermont a en effet découvert des abeilles zombies dans sa ruche.

Des abeilles "zombies" découvertes aux États-Unis

© Thinkstock

C'est en 2008 que John Hafernik, un professeur de l'université d'État de San Francisco, a découvert les premières abeilles zombies aux États-Unis. Il a ainsi découvert qu'une mouche appelée Apocephalus borealis s'accrochait à l'abeille et injectait ses oeufs à l'intérieur de l'hôte. Les scientifiques pensent que c'est ce qui est à l'origine des troubles du système nerveux qui provoquent des mouvements saccadés, erratiques et une activité nocturne chez l'insecte infesté. Celui-ci acquiert dès lors tout d'un zombie, mis à part le fait qu'il meurt quelques heures seulement après l'apparition des symptômes. Heureusement, il semble jusqu'ici impossible pour les oeufs de continuer à se développer en dehors de l'insecte, après sa mort.

Depuis la découverte de 2008, le professeur et son équipe traquent les colonies d'abeilles infestées à travers les États-Unis, et c'est la première fois qu'ils en observent à l'est du pays. De plus, contrairement à ses habitudes, le parasite s'attaque cette fois-ci à des abeilles mellifères.

Leif Richardson, un doctorant du Dartmouth College, étudie les interactions entre les plantes, les pollinisateurs et les parasites. Il n'écarte pas l'hypothèse que les mouches parasites puissent, en s'attaquant aux abeilles mellifères, transmettre des virus et des agents pathogènes. D'après lui, ce qui n'est peut-être qu'un cas isolé, ne doit cependant pas être pris à la légère.

Ceci dit, les apiculteurs de la région semblent davantage se préoccuper des mites, des virus, des pesticides, des brusques changements de température, sans parler du manque de nectar et de pollen causé par une agriculture de plus en plus tournée vers le maïs et le soja. Ils constituent, selon eux, une menace bien plus grande pour les abeilles mellifères.

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