Semaine de la fertilité : "Un premier enfant à 33 ans, c'est trop tard !"

10/11/14 à 14:20 - Mise à jour à 13/11/14 à 12:20

Source: De Morgen

A l'heure actuelle, 3 bébés sur 100 naissent grâce à des techniques de fécondation in vitro, malgré cela, de nombreux tabous entourent encore la procréation médicalement assistée (PMA). C'est la raison pour laquelle l'UZ d'Anvers organise la semaine de la fertilité avec le message : "commencez à avoir des enfants assez tôt !"

Semaine de la fertilité : "Un premier enfant à 33 ans, c'est trop tard !"

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"Les méthodes de procréation médicalement assistées sont encore auréolées de tabous car elles touchent au coeur de l'intimité du couple", déclare au micro de Radio 1, Luc Delbeke, chef du centre de fertilité de l'UZA, l'hôpital universitaire d'Anvers.

En organisant la "semaine de la fertilité", le centre anversois désire conscientiser la population sur le facteur très important de l'âge d'une première grossesse. Aujourd'hui, il est de 33 ans en moyenne en Europe, et selon le professeur Delbeke, "c'est trop tard". "La fertilité commence doucement à diminuer vers 30 ans, à partir de 35 ans, elle diminue encore plus vite et à 40 ans, les chances de tomber enceinte sont divisées par deux", explique-t-il. "Dès qu'une femme a atteint l'âge de 35 ans, il est temps de penser à s'y mettre", prévient encore Delbeke. Cela ne signifie toutefois pas que l'âge de l'homme ne doit pas être pris en compte.

Les chances d'avoir un enfant par PMA sont de 33% lors d'une fécondation in vitro au sein du centre de fertilité de l'UZA. "C'est plus élevé que naturellement", dit Delbeke. "Plus la patiente est âgée, moins ce pourcentage sera élevé. Chez des patientes plus jeunes, ce pourcentage peut grimper à 50%", ajoute-t-il encore.

Cela signifie aussi que le centre traite des patientes beaucoup plus âgées. Et de rappeler que ce genre de méthode a un coût, un cycle de fécondation in vitro peut atteindre la somme de 4000 euros. En Belgique, six cycles sont remboursés par la sécurité sociale, s'ils échouent, aux parents à payer ensuite les frais de traitement.

D'où le message que l'UZA tente de répandre durant cette "semaine de la fertilité": il est préférable de se présenter assez jeune dans un centre de PMA, dès que le désir d'enfant se fait ressentir et cela, pas nécessairement pour un traitement immédiat mais pour simplement poser un diagnostic.

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