L'IMT d'Anvers effectuera l'un des premiers essais de traitement contre le virus en Guinée

13/11/14 à 10:20 - Mise à jour à 10:19

Source: Belga

L'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers (IMT) va mener un des premiers essais cliniques mondiaux de traitement contre Ebola dans un centre pris en charge par Médecins Sans Frontières (MSF) en Guinée, dès le mois de décembre, indique l'organisation humanitaire dans un communiqué.

L'IMT d'Anvers effectuera l'un des premiers essais de traitement contre le virus en Guinée

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Deux autres essais cliniques seront effectués par L'Institut national (français) de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et l'université d'Oxford. Ces études distinctes seront menées par les trois différents partenaires de recherche dans trois centres de traitement Ebola de MSF en Afrique de l'Ouest.

Il s'agit des premiers essais cliniques de traitement contre Ebola. Ils visent à identifier rapidement un traitement efficace contre ce virus qui a d'ores et déjà causé la mort de près de 5.000 personnes depuis le début de l'épidémie dans la région. Les études devraient commencer au cours de décembre 2014. Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015.

L'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers (IMT) effectuera une étude sur le traitement par plasma ou sang total convalescents dans le centre Ebola de Donka, à Conakry en Guinée. L'essai clinique consistera à administrer du sang ou du plasma contenant des anticorps de survivants aux patients infectés. Une approche également mise en avant par l'OMS.

"Le plasma convalescent de patients guéris, qui contient des anticorps contre un agent pathogène, a déjà été utilisé en toute sécurité pour d'autres maladies infectieuses", explique Johan van Griensven, coordinateur de la recherche menée par l'IMT. "Nous voulons savoir s'il fonctionne pour l'Ebola, s'il est sûr et s'il serait possible d'élargir son utilisation pour réduire le nombre de décès dans l'épidémie actuelle. Nous espérons que le don de sang par les survivants pour aider les malades aidera à réduire la peur et la stigmatisation auxquels les personnes guéries font face."

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale de France mènera quant à lui une étude clinique sur l'antiviral favipiravir à Guéckédou, en Guinée. L'université d'Oxford conduira quant à elle, au nom du Consortium International des Infections Respiratoires Aigües Sévères et Emergentes (ISARIC), une étude clinique sur l'antiviral brincidifovir dans un site qui reste encore à déterminer, et financée par le Wellcome Trust.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires des pays affectés participent à cet effort collectif.

"C'est un partenariat international sans précèdent qui représente un espoir pour les patients d'avoir accès à un véritable traitement contre cette maladie qui tue aujourd'hui entre 50% et 80% des personnes infectées", explique le Dr. Annick Antierens, qui coordonne les partenariats de recherche pour MSF. La priorité de ces trois essais sera axée sur l'engagement communautaire et le consentement éclairé des patients ou de leur représentant. Les risques que comporte l'administration d'un nouveau traitement seront expliqués clairement à chaque patient qui consentira à faire partie de l'essai, conclut MSF.

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