L'autobronzant est-il sans danger pour la santé?

29/05/15 à 11:43 - Mise à jour à 30/05/15 à 11:47

Appliquer de l'autobronzant est moins dangereux que de s'exposer au soleil... mais seulement si vous évitez les sprays.

L'autobronzant est-il sans danger pour la santé?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les éléments chimiques présents dans les autobronzants ne seraient pas dangereux pour notre organisme. Il existe pourtant des exceptions... © istock

Cramer sous le soleil ou simuler pour avoir un teint hâlé ? Une question que beaucoup se posent concernant le bronzage. On nous le répète sans cesse lors des périodes estivales : rester exposé au soleil peut causer des dégâts à votre peau, mais aussi augmenter le risque de développer un mélanome.

"Afin d'obtenir un bronzage naturel à partir de rayons ultra-violets, votre peau doit être attaquée", explique le docteur Darrel Rigel, professeur en dermatologie à l'université de New York, au Time. Tandis que les autobronzants n'impliquent pas de devoir "attaquer" la peau afin d'atteindre l'effet désiré. Ils la protègeraient : "Ces produits contiennent un ingrédient qui protège la couche extérieure de votre peau", affirme le docteur Rigel.

Dans la plupart de ces produits, l'ingrédient utilisé est le dihydroxyacetone (DHA) et l'effet de bronzage provient d'une simple réaction chimique. Lorsque le DHA est associé aux acides aminés présents sur la peau, il crée cet effet "bronzé" recherché.

L'autobronzant, pour être efficace, doit se fixer sur les "stratum corneum" de votre peau c'est-à-dire les peaux mortes. C'est pour cette raison qu'il est conseillé de réaliser un gommage avant l'application pour un effet uniforme.

"Les autobronzants ne m'inquiètent pas concernant leur dangerosité. Lorsqu'il est utilisé correctement, il s'agit de l'unique moyen sûr d'obtenir un teint hâlé" explique le docteur Adam Friedman, directeur des recherches dermatologiques au Collège médial Montefiore- Albert Einstein.

Pourtant, il y a quelques années, un reportage de la chaîne américaine ABC News mettait en garde contre les salons qui proposent des séances de bronzage à base de sprays. Il existerait un risque accru pour le client d'ingérer ou de respirer du DHA et d'autres substances chimiques qui pourraient potentiellement augmenter le risque d'asthme, d'embolie pulmonaire ou de cancer chez la personne.

Un autre rapport, cette fois réalisé par la "Food and Drug Administration" aux États-Unis, révèle les risques encourus par la pénétration du produit sous la peau, qui pourrait alors entrer au coeur du système sanguin et créer des dommages. Si cette étude est vraie, elle pourrait remettre en cause le danger de l'utilisation d'un tel produit. Mais depuis, d'autres études sont venues contrecarrer ses affirmations en indiquant que l'étude n'avait été basée sur aucune preuve scientifique.

L'autobronzant ne serait donc pas nocif s'il est appliqué correctement, c'est-à-dire en évitant le contour des yeux et des lèvres ainsi que les zones de peaux abîmées. Les peaux plus fines et plus sensibles doivent rester vigilantes, car le produit pourrait pénétrer la peau et entrer dans le système sanguin. Simuler un bronzage serait donc moins nocif que de s'exposer au soleil. Cependant, le docteur Friedman met en garde : les autobronzants n'agissant pas comme une crème solaire et ne protègent absolument pas la peau des rayons UV nocifs.

Et pour ceux qui en doutaient encore, voici pourquoi il est important de mettre de la crème solaire

L.V.

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