L'alcool nuit moins aux femmes qu'aux hommes

21/01/14 à 10:52 - Mise à jour à 10:52

Source: Le Vif

L'une des plus grandes études jamais réalisées sur la consommation d'alcool auprès d'hommes et de femmes d'âge moyen démontre que l'excès d'alcool nuit davantage aux hommes. La mémoire et la rapidité de réflexion des femmes résistent mieux à l'alcool.

L'alcool nuit moins aux femmes qu'aux hommes

© Thinkstock

L'étude, dont les résultats ont été publiés dans le magazine Neurology, a été réalisée auprès de 5054 hommes et 2099 femmes âgés entre 44 et 69 ans. Elle démontre que les conséquences nocives de l'alcool sont pires pour les hommes que pour les femmes.

Les participants ont été examinés trois fois au cours de l'étude qui a duré dix ans. Les chercheurs ont notamment testé la détérioration et les fonctions exécutives du cerveau (telle que la rapidité de la réflexion) affecté par l'excès d'alcool.

Deux verres d'alcool fort

Les hommes qui ne boivent pas d'alcool ou qui en boivent modérément ne présentaient pas de détérioration cognitive. Les hommes qui consomment plus de 36 grammes (environ 0,03 litre) d'alcool ou plus par jour pendant dix ans, souffraient plus de pertes de mémoire et pensaient moins rapidement que ceux qui boivent moins d'alcool.

À titre de comparaison : un verre classique de whisky contient environ 0,04 litre, mais ne comporte "que" 0,017 litre d'alcool pur. Les gros buveurs définis par l'étude buvaient donc quotidiennement au moins deux verres d'alcool fort ou l'équivalent en vin (0,2 litre) ou bière (0,7 litre).

Les femmes considérées comme de grandes buveuses devaient consommer au moins 19 grammes (0,017 litre) d'alcool pur par jour, environ la moitié de la quantité absorbée par les hommes. Cet écart s'explique par la différence de métabolisme entre les hommes et les femmes.

OEstrogène

Les participantes féminines présentaient nettement moins de dommages au cerveau que leurs congénères masculins. Même si l'étude n'a pas réussi à expliquer cette différence, l'oestrogène pourrait jouer un rôle déterminant.

Selon une autre étude, cette hormone "veillerait" en effet au cerveau. Les taux plus élevés en oestrogène sont également liés à un risque réduit de contracter la maladie d'Alzheimer.

IPS

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