Des hépatologues préconisent un plan visant à éradiquer l'hépatite C en Belgique

27/07/15 à 14:48 - Mise à jour à 14:48

Source: Belga

Un groupe de travail composé d'hépatologues belges a étudié des pistes visant à éradiquer l'hépatite C d'ici à 10 ou 15 ans.

Des hépatologues préconisent un plan visant à éradiquer l'hépatite C en Belgique

© Belga

S'il est désormais possible de guérir des patients infectés par le virus VHC, le coût des traitements reste élevé. Le choix est donc politique, a souligné lundi l'association des patients CHAC (Carrefour hépatites - aide et contact), la veille de la Journée mondiale contre l'hépatite. L'hépatite C touche 170 millions de personnes dans le monde, dont près de 70.000 Belges. Elle est responsable de 300 décès par an en Belgique.

"Les traitements contre l'hépatite C ont fait une percée thérapeutique inégalée dans l'histoire de la médecine. Il y a 20 ans, on guérissait 10% des hépatites. Les nouveaux traitements permettent de guérir 90% voire 100% des patients", a expliqué le professeur Peter Stärkel, du service de gastro-entérologie à Saint-Luc à Bruxelles. Mais paradoxalement, s'il y a 20 ans tous les malades étaient traités alors que seul un sur dix pouvait espérer guérir, aujourd'hui, seuls les patients pour lesquels le stade de la maladie est avancé (fibrose au stade avancé voire cirrhose du foie, soit les stades F3 et F4), peuvent bénéficier de traitements remboursés.

Actuellement, le budget consacré aux soins de santé prévoit de traiter 900 patients atteints de VHC par an en Belgique. Si l'on veut éliminer le VHC en Belgique d'ici 10 ans, il faudrait traiter 7.000 patients par an et mener un effort de dépistage élevé. Il faudrait de plus traiter toutes les fibroses débutantes (stade F2) dès 2016 et à partir de 2017 l'ensemble des patients atteints de VHC.

Si l'on repousse l'éradication du VHC à 15 ans, le nombre de patients à traiter annuellement serait réduit à 4.300 et le dépistage pourrait être plus modéré.

Les patients en stade F2 seraient toujours traités dès 2016 mais le traitement pour tous les cas serait reporté à 2020. Cette option est plus "digeste" pour les "politiques", estime Peter Stärkel.

En savoir plus sur:

Nos partenaires