Consommez-vous trop d'alcool après le boulot? Faites ce test pour le savoir!

20/02/15 à 11:52 - Mise à jour à 11:56

Source: Bodytalk

Travailler plus de 48 heures par semaine incite à consommer plus d'alcool. Et même beaucoup trop, parfois...Vous aussi, vous buvez volontiers un petit verre après le boulot et vous vous demandez si vous n'êtes pas hors des clous ? Ce test permettra de vous situer.

Consommez-vous trop d'alcool après le boulot? Faites ce test pour le savoir!

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Boire un petit verre pour déstresser lorsqu'on est enfin de retour à la maison après une longue journée de travail ; après la dernière réunion du soir, passer au café du coin et se détendre avec une petite bière... Voilà des habitudes qui seraient très répandues, d'après une étude incluant plus de 330.000 personnes et réalisée dans 14 pays. Les auteurs ont compilé dans une méta-analyse 63 études portant sur le lien entre travail et consommation d'alcool (1).

Ils en concluent que travailler plus de 48 heures par semaine fait augmenter de 11 % le risque de consommation problématique d'alcool. Cette consommation problématique se définit comme la prise de plus de 14 verres par semaine chez la femme et de plus de 21 verres chez l'homme. À ce niveau de consommation, les risques d'atteinte du foie, de maladies cardiovasculaires, de cancers, de dépression, sans oublier les accidents de la circulation, la violence familiale, la baisse de productivité et les licenciements... augmentent. Ces risques encourus par les gros travailleurs existent tant chez les hommes que chez les femmes, à tout âge, et quel que soit le statut socio-économique ou l'endroit du domicile (milieu urbain ou non).

Le type A

Les gros travailleurs ont été comparés aux travailleurs "normaux", occupés 35 à 40 heures par semaine. Aucune différence n'a été observée entre travailler plus ou beaucoup plus : les semaines de travail de 49 à 54 heures augmentent le risque de consommation problématique d'un facteur de 1,13, tandis que les semaines de plus de 55 heures l'augmentent d'un facteur de 1,12.

L'alcool apparaît comme un moyen rapide de déstresser après une journée bien remplie, permettant de passer très vite du mode travail au mode détente, ou de la sphère du travail vers celle du privé. Les facteurs favorisant ce comportement sont le stress au travail et les mauvaises relations avec les collègues. Un autre facteur important, d'après les auteurs, serait la personnalité des personnes concernées. Ainsi, celui ou celle qui travaille plus de 48 heures par semaine est souvent une personnalité du type A, qui se caractérise par l'ambition et un penchant prononcé pour la compétition, avec un zeste d'agressivité. Il s'agit de personnes qui veulent grimper dans l'échelle professionnelle, curieuses et à la recherche de défis. Des études précédentes avaient déjà démontré un lien entre la personnalité de type A et le risque d'alcoolisme.

Chômage

Les conclusions de cette étude ne sont pas de nature à réjouir les employeurs, car la consommation excessive d'alcool rend les employés moins efficaces au travail, notamment (mais pas seulement) à cause d'un surplus de somnolence. Pas idéal pour les relations avec les clients ni pour les risques d'accidents de travail, sans oublier l'absentéisme général. Ce risque est une raison supplémentaire, pour les employeurs, de veiller à limiter la pression du travail. Dans un commentaire publié en marge de l'étude, le Pr Cassandra Okechukwu fait remarquer que le chômage entraîne encore plus de risques de consommation problématique d'alcool. La personne qui travaille et boit trop a moins de difficultés à corriger le tir que celle qui boit tout autant mais est sans emploi. Un conseil pour ceux qui boivent volontiers un verre d'alcool après une journée chargée : essayez de vous abstenir d'alcool pendant 2 jours par semaine. Si vous y parvenez, il ne devrait pas y avoir de problème.

Faites le test!

Vous aussi, vous buvez volontiers un petit verre après le boulot et vous vous demandez si vous n'êtes pas hors des clous ? L'ASBL Infor-Drogues a mis en ligne un questionnaire gratuit et anonyme qui vous permettra de vous situer.

Référence : 1. British Medical Journal 2015 ; 350 : g7800

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