Bientôt un vaccin contre le virus Ebola ?

14/07/15 à 08:22 - Mise à jour à 08:22

Source: Belga

Le premier vaccin contre le virus Ebola qui serait inhalé au lieu d'être injecté s'est avéré prometteur lors d'essais sur des singes et devrait bientôt être expérimenté sur des humains, ont indiqué lundi des chercheurs.

Bientôt un vaccin contre le virus Ebola ?

© REUTERS

Cette étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation est menée par des chercheurs de l'université de médecine du Texas à Galveston et des Instituts nationaux de la santé (NIH). S'il était efficace sur l'homme, ce vaccin pourrait être utile dans les situations de crise ou dans des régions reculées où il est difficile de trouver du personnel médical expérimenté pouvant administrer des vaccins, ont relevé les chercheurs.

Une version affaiblie du virus, baptisée parainfluenza virus type 3 (HPIV3), a été conçue à partir d'une glycoprotéine d'Ebola de façon à ce qu'elle stimule une réponse immunitaire. HPIV3 provoque souvent des infections des voies respiratoires chez les jeunes enfants.

Les chercheurs ont administré le vaccin à des macaques rhésus en plaçant des masques nébuliseurs --transforment des liquides en gouttelettes très fines, comme de la brume-- couvrant nez et bouche.

Dans un second temps, les animaux vaccinés ont reçu par injection une dose normalement mortelle de virus Ebola et ont survécu. Et ils n'ont présenté aucun effet secondaire néfaste à ce vaccin, connu pour l'instant comme HPIV3/EboGP, selon Alex Bukreyev, professeur de virologie à l'University of Texas Medical Branch.

"Cette étude illustre la réussite de la vaccination par aérosol contre le virus de la fièvre hémorragique pour la première fois", s'est-il réjouit. D'autres essais de vaccins sont en cours, mais tous prévoyant une injection.

Aucun vaccin n'existe actuellement sur le marché contre Ebola, qui a fait plus de 11.200 morts sur plus de 27.600 cas en Afrique de l'Ouest, un bilan sous-évalué de l'aveu même de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), depuis décembre 2013. C'est la plus grave épidémie jamais survenue depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.

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