Ryanair - Le patron de Brussels Airport parle de coup de force

01/12/13 à 15:01 - Mise à jour à 15:01

Source: Le Vif

(Belga) L'administrateur-délégué de Brussels Airport, Arnaud Feist, a qualifié dimanche de "coup de force" l'irruption de Ryanair à l'aéroport de Zaventem.

"C'est un coup de force. Nous n'avons pas été en contact avec Ryanair. J'ai été prévenu une heure avant (la conférence de presse de la compagnie irlandaise) par le numéro 2 de Ryanair. Ce sont des pratiques qui ne se font pas", a déploré M. Feist sur le plateau de Mise au Point (RTBF). La compagnie aérienne a bas coûts n'en est pas à son coup d'essai. Il y a deux ans, elle a déjà entrepris des démarches pour utiliser le tarmac bruxellois mais elle réclamait des réductions importantes des taxes aéroportuaires que Brussels Airport lui a refusées. L'arrivée prochaine de Ryanair aura lieu cette fois-ci aux mêmes conditions que les autres compagnies. Même si elle se dit préparée à ce genre d'événements, BSCA, société gestionnaire de l'aéroport de Charleroi dont la majeure partie de l'activité est assurée par Ryanair, s'attend à perdre des passagers. A entendre l'administrateur-délégué, Jean-François Cloquet, "ce changement radical inquiète tous les partenaires". Jeudi, le secrétaire d'Etat fédéral à la Mobilité, Melchior Wathelet, a indiqué que l'aéroport de Bruxelles n'avait pas besoin de ce genre de compagnie qui échappe aux lois sociales et fiscales belges. Il a pointé du doigt la stratégie de Ryanair qui s'installe d'abord dans des aéroports régionaux et "fait mettre un genou à terre" aux compagnies actives sur l'aéroport principal avant de prendre leur place. Son collègue de parti et ministre wallon des aéroports, André Antoine, a répété son plaidoyer en faveur d'une "paix du ciel", échaudé par les actions à répétition que Brussels Airport intente contre Charleroi. "Nous avons intérêt à nous parler, entre aéroports et entre fédéral et entités fédérées, pour que chacun garde son coin de ciel", a-t-il dit. (Belga)

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