Patricia Lefranc demande d'interdire la vente de vitriol aux particuliers

13/05/14 à 14:37 - Mise à jour à 14:37

Source: Le Vif

(Belga) Patricia Lefranc, victime d'agression au vitriol, a dénoncé mardi, dans une lettre ouverte adressée notamment au Roi et au Premier ministre, la vente libre d'acide sulfurique aux particuliers. Elle qualifie le produit "d'arme sexiste employée par un homme pour détruire un visage, voire un corps en entier". "Il est inconcevable de voir ce type de produit accessible aux particuliers sans le moindre contrôle", souligne-t-elle.

Patricia Lefranc demande d'interdire la vente de vitriol aux particuliers

"L'acide sulfurique, plus communément appelé vitriol, (...) est principalement utilisé dans l'industrie chimique. Mais lorsqu'il tombe -trop facilement- entre les mains de personnes dangereuses ou mal intentionnées, il peut également servir à enlever toute la beauté d'une femme ou toute autre personne: n'oublions pas les nombreux cas de vitrioleurs dans le cimetière s'attaquant à des personnes âgées", écrit Patricia Lefranc. En décembre 2009, Patricia Lefranc a été aspergée de vitriol par son ex-compagnon. La femme a été brûlée au 3e et au 4e degré sur une partie de son corps et au visage. "Depuis cette triste journée, j'ai subi 100 opérations. Et ce n'est malheureusement pas terminé. Mon visage est, pour moi, toujours aussi odieux et mon corps n'est est plus un." Dans sa lettre, la victime du vitriol appelle les autorités belges et européennes à "retirer la vente du vitriol de tous les rayons des commerces de grande distribution." Le débat quant à la traçabilité de l'acide sulfurique suit son cours en Belgique à la suite d'un premier courrier de Patricia Lefranc. "Une mesure nationale concernant le vitriol reste mon objectif pour 2014", avait indiqué le secrétaire d'État Melchior Wathelet en janvier dernier. Patricia Lefranc souhaite également étendre le débat hors des frontières belges. "Si je m'adresse aux instances européennes, c'est aussi pour vous rappeler que ce type d'agression peut se produire dans votre rue comme ce fut le cas au Canada, en France, en Angleterre ou encore en Italie (...)", conclut Madame Lefranc dans sa lettre. (Belga)

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