Mieux vaut tard

02/08/17 à 16:49 - Mise à jour à 16:48
Du LeVif/l'Express du 04/08/17

Peu d'auteurs vivants peuvent se targuer d'avoir trois de leurs pièces à l'affiche sur nos scènes la saison prochaine. C'est le cas de Jean-Marie Piemme, dont Jours radieux, farce déjantée sur une famille effrayée que la peur conduit à des choix désastreux, sera bientôt créée au festival de Spa.

Eté 1986. La saison du théâtre royal de La Monnaie, dirigé alors par Gerard Mortier, vient de se terminer. Jean-Marie Piemme, 42 ans, conseiller dramaturgique dans la prestigieuse institution, rentre chez lui et se retrouve un peu désoeuvré dans ce calme après la tempête. Spontanément, il glisse une feuille dans sa machine à écrire. " J'ai dactylographié une dizaine de pages qui me sont venues sans trop de réflexion, se souvient-il. Il se passait quelque chose, je n'avais jamais fait ça de ma vie. J'ai rempli le frigo de toutes les victuailles possibles et je suis resté enfermé chez moi... A la fin du mois d'août, une pièce était là, Neige en décembre, que personne n'attendait, que personne ne prévoyait, même pas moi, et ça a changé complètement l'orientation de mon existence." Neige en décembre sera très vite montée, éditée deux ans plus tard chez Actes Sud et recevra en 1990 le prix triennal du théâtre de la Communauté française de Belgique.
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