Laisse béton

11/04/18 à 21:00 - Mise à jour à 15:20
Du Le Vif/L'Express du 12/04/18

Confiez le jargon des annonces immobilières et une charge d'humour noir au romancier belge Bernard Quiriny, il vous délivre un roman atypique, semi-ouvert et rafraîchi. A saisir !

Sur les brochures immobilières, le ciel est toujours bleu et quelqu'un arrose ses fleurs sur son balcon. Au Mayerling, c'est une tout autre limonade. Alors qu'ils étaient venus chercher une promesse de sérénité vendue clé sur porte, ses habitants voient leur vie se dérégler. La très pieuse Mme Camy devient nymphomane, une odeur pestilentielle s'échappe du logement de Mme Meunier, quant à Mme Chopard, elle voit le fantôme de sa mère... Le Mayerling aurait-il décidé d'en finir avec ses habitants ? Aujourd'hui pigiste pour L'Opinion et Le Nouveau Magazine Littéraire, le romancier Bernard Quiriny ( L'Angoisse de la première phrase, Contes carnivores, Le Village évanoui, Histoires assassines...) a fait ses armes chez Chronic'art, où il développait déjà des idées originales - dont cette façon alternative d'envisager la critique littéraire : au résumé de l'intrigue et autres métaphores fumeuses, préférer situer un livre en indiquant dans quel rayon de sa bibliothèque on l'a rangé. Soit un jeu subtil d'affinités électives dont il demeure littéralement quelque chose : dans L'Affaire Mayerling, les deux narrateurs se piquent d'évoquer leur " bibliothèque immobilière " idéale - Perec, Marcel Aymé et J.G. Ballard y jouent les passe-murailles. C'est que l'écrivain belge s'y entend pour fair...

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