Les Mutualités Libres plaident pour des alternatives à l'hospitalisation en psychiatrie

29/07/14 à 12:45 - Mise à jour à 12:45

Source: Le Vif

(Belga) Les Mutualités Libres appellent dans un communiqué mardi au développement de formules de soins alternatives aux hospitalisations pour les patients souffrant de troubles psychiatriques, afin de limiter leur durée et les dépenses pour la sécurité sociale.

Les Mutualités Libres plaident pour des alternatives à l'hospitalisation en psychiatrie

Entre 2008 et 2012, 31.021 affiliés ont été hospitalisés en milieu psychiatrique. Les Mutualités Libres ont analysé les caractéristiques de ces différentes hospitalisations. Selon elles, l'offre de lits psychiatriques reste importante en Belgique, avec 144 lits pour 100.000 habitants, soit davantage que dans les pays voisins (100 lits/100.000 habitants). C'est en Flandre qu'ils sont plus nombreux, avec 14.485 lits, contre 6.582 en Wallonie et 2.217 à Bruxelles. La durée des hospitalisations en psychiatrie est aussi un facteur de coûts. Ainsi, "si la durée moyenne de séjour en hôpital psychiatrique est de 69 jours, et 26 jours en service psychiatrique d'un hôpital général, un nombre non négligeable des patients (5%) sont soignés à l'hôpital pendant plus d'un an". Quelque 2% y séjournent aussi pendant plus de cinq ans. Autre constat: les dépenses de santé de la sécurité sociale sont plus élevées dans les services psychiatriques des hôpitaux généraux (environ 10.339 euros par mois par patient) et dans les hôpitaux psychiatriques (4.718 euros) que dans les milieux extra-hospitaliers. Les hospitalisations psychiatriques représentent enfin 8,7% des dépenses en soins de santé des ML, alors qu'elles ne touchent que 1,3% de leurs affiliés. Le prix de la journée d'entretien à l'hôpital figure parmi "les principales sources de coûts". C'est pourquoi elles plaident pour des formules de soins alternatives, comme un accueil dans une institution conçue pour les longs séjours (maison de soins psychiatriques ou habitats protégés) ou un accueil à domicile. Ces alternatives devraient répondre "aux besoins des patients tout en étant financièrement supportables pour la sécurité sociale". (Belga)

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