Le sexe linguistique du futur stade national fait débat

12/09/13 à 08:38 - Mise à jour à 08:38

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre flamand des Sports et de l'Aménagement du Territoire, le N-VA Philippe Muyters souhaite que l'aménagement du futur stade national, qui sera situé en Flandre, s'accompagne de "conditions" sur "l'utilisation du néerlandais", une prise de position qu'a relativisée jeudi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

Le sexe linguistique du futur stade national fait débat

Alors que le Vlaams Belang a annoncé qu'il attaquerait juridiquement le projet aux côtés des riverains de Grimbergen, commune sur laquelle sera érigé le futur stade, Philipe Muyters a souligné mercredi dans Terzake (VRT) la nécessité de les associer au projet. Il a évoqué le besoin de venir avec un soutien sur place. "Cela peut se faire en mettant certaines conditions, par exemple relatives à l'utilisation du néerlandais", a-t-il dit. Interrogé jeudi sur Matin Première (RTBF), le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort n'est pas surpris que le ministre N-VA se fasse entendre sur cette question alors que certains en Flandre s'inquiètent d'un éventuel élargissement de Bruxelles ou d'une extension de la "tâche d'huile" francophone. "Cela ne m'empêche pas de vivre", a-t-il dit, faisant cependant observer qu'il n'y aura "pas un cent public" dans la construction du stade entièrement confiée au management privé. "Le néerlandais sera donc accessoire, comme le français sera d'ailleurs accessoire, on parlera surtout anglais", a-t-il souligné. Par ailleurs, l'Union belge de football conservera son siège social à Bruxelles, rien ne changera donc pour ses employés, a-t-il ajouté. "Le stade ne sera donc pas soumis à l'emploi des langues", a-t-il assuré, disant ne pas croire à l'hypothèse d'un stade unilingue néerlandophone. (Belga)

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