Le contrôle scolaire sans nouvelle de plusieurs centaines d'écoliers

05/10/13 à 07:22 - Mise à jour à 07:22

Source: Le Vif

(Belga) Le Service du contrôle de l'obligation scolaire (SCOS), chargé en Fédération Wallonie Bruxelles de veiller au respect de l'obligation scolaire de 6 à 18 ans, est sans nouvelle de plusieurs centaines d'écoliers, principalement en Wallonie, peut-on lire samedi dans La Libre Belgique, sur base d'une réponse à une question écrite de la députée Anne Barzin (MR) à la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Martine Schyns (CDH)

Le Service du contrôle de l'obligation scolaire (SCOS) doit contrôler l'inscription scolaire ainsi que la fréquentation scolaire. Pour ce faire, il compare les chiffres du registre national avec les données dont il dispose sur le nombre de mineurs inscrits à l'école. Le SCOS se lance alors à la recherche des élèves manquants: élèves scolarisés dans des écoles privées, scolarisés à domicile, dispensés d'obligation scolaire car souffrant d'un handicap sont éliminés de la liste. Pour les enfants que le service ne retrouve pas, il écrit aux parents, soit environ 10.000 lettres par an. Si les parents ne répondent pas, le dossier est transmis aux communes pour qu'elles investissent à leur tour. "Le cas de figure le plus fréquent est que les gens sont partis. Ce sont souvent des étrangers. Lorsqu'ils arrivent en Belgique, ils vont s'inscrire à la commune, mais quand ils retournent dans leur pays, ils le signalent rarement. Et donc, ils restent ins­crits au registre national", détaille Jacques Vandermest, directeur du SCOS. Si les communes restent sans réponse des familles ou que les réponses avancées par les parents n'apportent pas suffisamment de garanties que l'obligation scolaire est respectée, le SCOS transmet le dossier au parquet. Souvent il s'agit de jeunes presque majeurs en décrochage scolaire. A Bruxelles en 2011-2012 ainsi qu'en 2012-2013, environ cent dossiers ont été transmis au parquet. En Wallonie par contre, les administrations communales ne collaborent pas beaucoup et dès lors le SCOS n'envoie quasi jamais de dossiers au parquet, déplore M. Vandermest. "Il y a quelques centaines d'en­fants qui de­vraient être à l'école, mais qui n'y sont pas, et dont on ignore ce qu'ils font de leur journée". (Belga)

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