La langue des signes dans l'enseignement pour aider les enfants sourds

28/06/13 à 12:29 - Mise à jour à 12:29

Source: Le Vif

(Belga) La Région flamande planche actuellement sur un décret qui doit permettre aux enfants sourds de suivre l'enseignement primaire ordinaire grâce à l'aide d'un interprète en langue des signes. Sur ce point, la Fédération Wallonie-Bruxelles a une longueur d'avance. L'organisation d'un enseignement bilingue combinant le français écrit et la langue des signes est une mesure qui mérite d'être soulignée et stimulée, selon les associations actives dans le domaine.

En Belgique francophone, on peut estimer que les personnes usant de la langue des signes avoisine 25.000 parmi lesquelles environ 4.000 enfants atteints de déficience auditive. L'enseignement spécialisé "de type 7" est prévu pour répondre à leurs besoins et permet, grâce à des partenariats renforcés avec l'enseignement ordinaire, d'accompagner ceux qui le peuvent dans l'enseignement ordinaire avec ou sans aides extérieures (lesquelles restent, le cas échéant, à charge des parents). A l'heure actuelle, "près de 20% des enfants inscrits en type 7 sont intégrés dans l'enseignement ordinaire", indique Jean-François Delsarte, chargé de l'Enseignement spécialisé au cabinet de la ministre de l'Enseignement obligatoire, Dominique Simonet. En parallèle à cet enseignement spécialisé, "le décret de 2003 qui reconnaît officiellement la langue des signes en Communauté française a permis de mettre en place un enseignement bilingue combinant le français et la langue des signes en immersion dans l'enseignement ordinaire", poursuit M. Delsarte. Les initiatives en la matière, fortement encouragées par les associations de sourds et malentendants, restent cependant encore trop timides. Il n'y a actuellement que l'école Sainte-Marie à Namur qui organise ces classes bilingues. "En Région bruxelloise, il y a des groupes de travail qui se constituent petit à petit afin d'étudier la faisabilité d'un tel projet, mais rien de concret encore", explique-t-on à la Fédération francophone des sourds de Belgique (FFSB). "Il est crucial que ce type d'école soit développé. C'est le seul type d'enseignement qui permet une véritable accessibilité à tous les savoirs et à une vie sociale épanouie pour l'enfant sourd", poursuit la FFSB. Le nombre insuffisant d'interprètes bilingues constitue néanmoins un frein aux avancées. Une solution, sur laquelle se penche le cabinet de Mme Simonet, serait d'instaurer un bachelier en traduction et enseignement de la langue des signes. (Belga)

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